Nigéria : l’absence de flotte nationale coûte cher

L’absence de flotte nationale coûte cher au Nigéria, estime le National Fleet Implementation Committee (NFIC, comité national pour la création d’une flotte). Le montant perdu est estimé à 16,2 Md$.

Créer en 2016, à la suite d’un rapport ministériel sur les besoins d’une flotte nationale, le National Fleet Implementation Committee, (NFIC), dirigé par le président du conseil des chargeurs nigérians, Hassan Bello, ce comité estime aux environs de 1,6 MD$, les pertes liées à l’absence de flotte nationale en 2016 et 2017. Le rapport ministériel de 2016 prévoit qu’il faut créer une flotte nationale destinée au transports de produits de vracs secs, de vracs liquides et pour l’industrie pétrolière offfshore.

Pire, de 2015 à 2017, le président de ce comité a estimé les pertes à 25 Md$, a indiqué l’agence Ecofin. Cette estimation est basée sur les chiffres publiés par l’agence nationale maritime nigérianne, la Nimasa (Nigerian Maritime Administration and Safety Agency). Une des raisons pour laquelle, le comité s’est déplacé dans les locaux du ministère du budget et de la planification du Nigéria pour plaider leur cause.

Dans un entretien avec le journal nigérian, The Sun, le président de ce comité explique les avantages en faveur de la création d’une flotte nationale. « Les gouvernements des principales nations maritimes ont une approche du développement du secteur maritime au niveau national, qui mettent en place des mesures incitatives au travers de leurs différentes agences nationales. Ces gouvernements agissent pour que leur flotte reste compétitive dans le monde. Le Nigéria ne peut pas être différent. Il y a quelques années, le pays a essayé mais a échoué à entrer dans le concert international. La raison ne vient pas du manque de capital nécessaire mais surtout de leur incapacité à entrer en concurrence avec des opérateurs internationaux qui sont aidés par leur gouvernement. Alors, pour que le Nigéria puisse enfin disposer d’une flotte nationale, il faut créer un environnement propice accompagné d’une volonté politique forte », a expliqué le président du comité. Et ce sont ces mesures fiscales que le comité est venu présenter au ministre du budget et de la planification. Dans son analyse, le comité à présenter plusieurs mesures qui seraient des recettes en moins pour le gouvernement nigérian. Le ministre étudie actuellement les propositions.

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