La Bolivie demeure un État sans littoral

La Cour internationale de justice (CIJ) a rendu son avis le 1er octobre 2018. La requête du gouvernement bolivien qui souhaite que la Cour ordonne au Chili de négocier un accès à la mer pour la Bolivie a été rejeté.

Une décision attendue depuis que la Bolivie a perdu son accès à la mer après la guerre du Pacifique qui s’est achevée en 1883. Les frontières boliviennes ont reculé de 400 km après le conflit pour faire de ce pays un État enclavé.

La demande faite par la Bolivie à la CIJ a été de demander l’ouverture de négociation mais pas un accès souverain à la mer. La Cour a examiné les différents instruments juridiques et diplomatiques entre les deux pays et a conclu qu’il n’existe aucune obligation pour le Chili de négocier avec le gouvernement de La Paz pour un accès à la mer. L’instance de La Haye note que le Chili s’est montré ces dernières années en faveur de négociations pour «faire en sorte que la Bolivie obtienne un débouché sur la mer qui lui soit propre» et «prêter l’oreille à toute proposition de la Bolivie visant à mettre fin à l’enclavement de celle-ci». En une autre occasion, le gouvernement chilien a indiqué avoir «toujours dit qu[’il] entend[ait] examiner, dans le cadre de négociations franches et amicales avec [son] pays frère, les obstacles qui limit[ai]ent le développement de la Bolivie du fait de son enclavement». Et la CIJ de conclure que « la formulation de ces textes ne donne pas à penser que le Chili a contracté une obligation juridique. La Cour en conclut qu’aucune déclaration et aucun acte unilatéral du Chili ne saurait fonder une obligation de négocier l’accès souverain de la Bolivie à la mer. »

Enfin, la CIJ incite les deux États à continuer leurs négociations pour aider la Bolivie à maintenir son développement par un accès à la mer.

Dès le jugement connu, le Chili, et plus particulièrement, le directeur général du port d’Arica a souligné que son établissement présente le plus d’avantages pour le trafic bolivien sur l’océan Pacifique. « Nous sommes le plus compétitif pour ce marché », a déclaré Ivan Silva, directeur général du port d’Arica à Portal Portuario en marge du congrès de l’Association américaine des autorités portuaires qui s’est déroulé à Valparaiso. Dans le même temps, le président de l’Administration nationale portuaire d’Uruguay, Alberto Diaz, a rappelé que l’administration uruguayenne a rencontré nombre d’entreprises boliviennes pour leur présenter les avantages d’utiliser les installations du pays. « Nous voulons être une alternative au Chili et au Pérou », a déclaré Alberto Diaz.

En 2017, la Bolivie a demandé au Vatican d’intervenir sur le dossier, sans qu’à l’heure actuelle la cité du Pape n’ait donné son point de vue.

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