L’Afrique centrale se mobilise pour ses corridors

Le handicap des infrastructures terrestres pour relier les ports et les grandes cités africaines s’ouvre à de nouvelles dimensions.

Depuis la fin du mois de mai, les gouvernements, accompagnés de la Banque africaine de développement (BAD) et la CEEAC (Communauté Économique des États d’Afrique du Centre), s’engagent dans une politique de développement de leurs infrastructures terrestres. Il s’agit pour le moment d’annonces. Le 13 juin, la CEEAC et la BAD ont annoncé la construction « future », indique la presse locale, d’un corridor de 1200 km entre Brazzaville et N’Djamena. Un outil logistique qui traversera quatre pays d’Afrique centrale, notamment la République Centrafricaine. La presse congolaise indique que le projet d’infrastructure devrait être financé par le fonds Africa 50, qui est une structure interne de la BAD. Un projet qui doit permettre aux différents pays de développer le commerce intra-régional. Ce corridor sera aussi un outil pour les opérateurs tchadiens et centrafricains qui aujourd’hui ne disposent que de pouvoir importer ou exporter leurs produits par le port camerounais de Douala.

En ouvrant les pays enclavés vers de nouveaux horizons portuaires et en développant la logistique des corridors en Afrique centrale, la CEEAC a aussi demandé au gouvernement gabonais de reprendre les projets d’aménagements des routes vers les pays limitrophes. Lors d’une visite le 14 juin à Libreville, la secrétaire générale adjointe de la CEEAC, Marie-Thérèse Chantal Mfoula, a demandé que différents projets soient relancés. Parmi les projets évoqués entre le ministre de l’équipement, des infrastructure et des mines du Gabon, Christian Magnagna, ont figuré les routes Ndendé-Dolisie, la facilitation du transport sur le corridor Libreville-Brazzaville, la construction des routes Kougouleu-Medouneu, Oyem-Assok-Medzeng-Poste frontière avec la Guinée équatoriale et Franceville-Boumango-Poste Frontière avec le Congo.

La recherche conjointe de financement pour l’exécution du projet a abouti à la signature des accords de prêts avec la Banque africaine de développement pour la réalisation de certaines composantes communes situées du côté gabonais. Mais, regrette la CEEAC, ces composantes ne sont pas encore exécutées pour des raisons qui n’ont pas été dévoilées. La secrétaire géénrale adjointe de la CEEAC a souligné le souhait de l’organisation régionale d’accompagner les États membres dans leurs projets de développement. Quant au ministre gabonais, il s’est dit prêt à contribuer à doter « la sous-région d’un système de transport fiable et efficace, permettant de promouvoir l’intégration régionale, de faciliter l’accès aux marchés intra-régionaux et extérieurs, tout en améliorant la compétitivité des produits».

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