De Setubal à Emden: la réaction de la Feport

Gunther Bonz, président de la Feport (Fédération européenne des opérateurs portuaires privés), nous a donné son point de vue sur le mouvement de grève qui a touché le port d’Emden.

Bloqué à quai par les dockers du port d’Emden, (voir notre article : https://portsetcorridors.com/2018/11/28/solidarite-entre-les-dockers-portugais-et-allemands/) le roulier Paglia a finalement été déchargé. Un mouvement de grève des ouvriers portuaires allemands en solidarité avec les dockers portugais ne se justifie pas toujours, nous a expliqué Gunther Bonz, président de la Feport. Les dockers d’Emden ont décidé de ne pas décharger le Paglia en solidarité avec les ouvriers de Setubal qui, pendant un mouvement de grève, ont été remplacés par des intérimaires. Pour le président de la Feport, cette attitude est difficilement compréhensible. « Nous n’avons pas encore un droit unifié en Europe de l’emploi des dockers. Dans certains pays, le recours à des intérimaires est autorisé », commence par préciser Gunther Bonz. Ainsi, si le droit portugais autorise les employeurs à faire appel à des intérimaires, il est difficile de s’y opposer. Au-delà, le président de la Feport s’insurge contre la grève solidaire des dockers d’Emden. « Si à chaque fois qu’un navire est chargé dans un port où les conditions d’emploi sont inférieures à celles du port de destination, cela signifie que nous allons avoir des mouvements sociaux à répétition. Devrons-nous avoir une grève des dockers de Hambourg pour réclamer que les conditions de travail dans le port de chargement soient calquées sur celels de Hambourg? Cela me paraît aller un peu loin. »

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