Le CGEDD dévoile ses conclusions sur les grands ports maritimes

Le Conseil général de l’environnement et du développement durable a publié le 29 mars son rapport sur les grands ports maritimes. Un document qui rassemble des idées novatrices. Il manque à ce rapport l’ensemble de ses annexes.

Le diable se cache dans les détails. Le rapport sur « la transformation du modèle économique des grands ports maritimes » du CGEDD (Conseil général de l’environnement et du développement durable) publié sur le site de l’organisation le 28 mars recense les idées du futur pour ces établissements avec néanmoins un oubli, les annexes. C’est dans cette partie que nous avions pu trouver les principales innovations sur la transformation du modèle économique des grands ports maritimes français dans notre article du 19 décembre.
Ce rapport, à consulter sur le site du CGEDD, met en lumière les travaux à entreprendre pour rendre les ports français encore plus compétitifs. La dernière réforme de l’organisation du travail dans les ports de 2008 n’a pas suffi. Il faut maintenant s’attaquer à « l’entreprise port » pour faire passer le port d’un statut d’aménageur à celui d’entrepreneur.
En décembre nous écrivions, « dans ces recommandations, le rapport propose de faire évoluer l’autorité portuaire vers l’entrepreneuriat. Une autre révolution mais qui permettrait au port d’être un véritable acteur de son avenir. Dans l’esprit des rédacteurs, le port doit pouvoir récolter la valeur ajoutée des activités qu’il engrange. L’objectif de ce principe est de permettre au port d’investir dans des installations et de récolter une partie des profits ». Un élément que les rédacteurs du rapport souhaitait voir afficher lors du Cimer. En effet, ce rapport a été rédigé et remis aux services du premier ministre quelques jours avant le Cimer. Or, cette réunion interministérielle n’a pas débouché sur les différentes propositions faites par les rapporteurs. Bien au contraire, s’agissant de la fusion des trois ports constituant Haropa, le rapport estime que « cette fusion globale va trop loin. Une fusion entre les deux ports maritimes du Havre et de Rouen aurait été adaptée mais, dans un premier temps il faudrait exclure le port de Paris. Le Havre et Rouen ont des points communs d’activité. Le port de Paris est plus orienté sur la location d’immobilier logistique. La fusion aurait due être décalée ».
La publication de ce rapport constitue une étape essentielle. Il devrait permettre de dévoiler un peu mieux la politique et la stratégie portuaire nationale. Il conviendrait malgré tout que le CGEDD donne aussi accès aux annexes.

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