Conteneurs  : Les volumes en Asie augmentent grâce à l’intra-continental

Dans sa dernière lettre hebdomadaire, le consultant néerlandais Dynamar revient sur les trafics conteneurisés en Extrême-Orient. Des volumes en hausse mais dans une moindre mesure avec 0,9% globalement. La plus forte croissance revient aux trafics intra-Asie quand les exportations progressent de 0,7% et les importations de 0,1%.

Au cours de la première moitié de l’année, les volumes conteneurisés en Asie ont enregistré une progression globale de 0,9% à 58,3MEVP, indique le consultant néerlandais Dynamar dans la dernière édition de sa newsletter, DynaLiner n°35/19. Les exportations emportent toujours la majeure partie des trafics avec 44% du volume global. Elles ont pesé 25,5MEVP, en progression de 0,7%. Les importations en Asie n’ont pour leur part connue qu’une hausse de 0,1% à 11,5MEVP. Il faut donc regarder sur les flux intra-Asie pour voir une augmentation plus conséquente des volumes. Avec une hausse de 1,7%, ce courant totalise sur les six premiers mois de l’année 21,2MEVP. Entre 2017 et 2019, les trafics du premier semestre des flux intra-asiatiques ont enregistré une augmentation de 6,1%. Au cours de la même période, les exportations asiatiques vers le reste du monde a vu le nombre de ses boîtes croître de 0,6%, soit dix fois moins qu’en Intra-Asie.
L’analyse des flux par destination montre que les exportations asiatiques ont plus progressé vers l’Europe que les États-Unis. En effet, avec une hausse de 5,2% à 8,3MEVP, les flux vers l’Europe entrent pour 33% des flux asiatiques. Ils voient leur part de marché augmenter de 2 points en un an. Du côté des flux avec l’Amérique du nord, la hausse est de 0,2% à 9,01MEVP. Le continent voit sa part de marché se stabiliser. Est-ce une première conséquence de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine qui produit ses premiers effets  ? Il est difficile de le dire même si déjà de nouvelles taxes s’appliquent sur des produits chinois. En juin, l’autorité portuaire de Los Angeles a appelé l’administration de Donald Trump a prendre garde aux conséquences que pourraient avoir des tensions commerciales avec la Chine sur l’économie portuaire. Les flux asiatiques vers l’Afrique sub saharienne ont enregistré pour leur part une bonne progression avec une hausse de 2,9% à 1,5MEVP. Certes, le continent africain représente 6% du marché asiatique mais a connu au cours des dernières années une progression constante au cours des premiers semestres des trois dernières années. De 2017 à 2019, les volumes d’Asie vers l’Afrique sub-saharienne ont enregistré une hausse de 8,9%. Ils pèsent 6% des trafics d’exportation asiatiques contre 5,6% trois ans plus tôt. L’Amérique latine garde toujours le cap avec une hausse de 2,6% à 1,9MEVP et entre à hauteur de 8% des exportations asiatiques. Seuls le Moyen Orient et l’Australasie voient leurs volumes se contracter. Le Moyen-Orient et le sous continent indien ont perdu 7,2% de leur trafic pour se situer à 3,5MEVP. En trois ans, cette région du monde a vu ses trafics avec l’Asie se contracter de plus 250  000  EVP au cours des six premiers mois de l’année. Quant à l’Australasie, les volumes des premiers semestres de ces dernières années montrent des sorts divers. Avec 1,2MEVP, les exportations asiatiques vers cette région sont revenues à leur niveau de 2017 après avoir connu une hausse en 2018. Des effets conjoncturels qui se jouent sur un volume de 100  000  EVP.
Du côté des importations vers l’Asie seuls deux continents voient les flux progresser  : l’Europe et l’Afrique. Au global, les importations asiatiques se sont stabilisées au cours du premier semestre avec une hausse de 0,1% à 11,5MEVP. L’Europe est devenu le premier exportateur de biens vers l’Asie au cours de ce premier semestre. Le vieux continent a vu ses volumes augmenter de 5,8% à 3,9MEVP. Au final, sur cette période, l’Europe représente désormais 35% des importations asiatiques. Quant à l’Amérique du nord, elle se situe en deuxième place mais a vu ses flux se réduire de 0,4% à 3,8MEVP. Encore une fois, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis ont certainement joué un rôle. Autre continent gagnant au cours de ces six premiers mois de l’année, l’Afrique qui voit ses trafics gagner 6% à 639  200  EVP. Si ce continent reste toujours la lanterne rouge des importations asiatiques avec 6% de part de marché, il gagne régulièrement des points et joue la carte de la coopération sud/sud. Les grands perdants, pendant ce semestre, des importations asiatiques sont le Moyen-Orient, le sous continent indien, l’Amérique latine et l’Australasie. Le Moyen-Orient n’a pas réussi à conserver ses gains acquis au cours du premier semestre 2019 et perd les 10% qu’il avait gagné l’an passé. Quant à l’Amérique latine et l’Australasie, elles sont supplantées en partie par l’Afrique.

ut adipiscing id, pulvinar Curabitur elit. nec consequat. massa ut in ut