European Car Group : les faiblesses du marché automobiles n’inquiètent pas les logisticiens

Lors de son assemblée générale, qui s’est tenue à Berlin le 18 octobre, European Car Group, organisation européenne des logisticiens automobiles, a fait le point sur le marché automobile pour les prochains mois.

La production automobile en Europe a enregistré une baisse de sa production. Avec environ 16,5 millions de voitures produites en 2018, les ventes de voitures en Europe ont perdu 1,4% par rapport à l’année précédente. Pour le président de l’European Car Group, Wolfgang Göbel, « si le marché automobile n’est pas aussi bon en 2018 qu’il l’a été en 2017, il ne sert à rien de tirer des sonnettes d’alarme. De nouveaux marchés sont en passe d’émerger avec la voiture électrique ».

Wolfgang Göbel, président de l’ECG: “il ne sert à rien de tirer des sonnettes d’alarme. De nouveaux marchés sont en passe d’émerger avec la voiture électrique“. ©ECG

Une tendance économique confirmée par Christoph Stürmer, analyste spécialisé en automobile de PriceWaterHouse & Coopers. Dans l’analyse du marché qu’il a présenté, Christoph Stürmer reconnaît que certains marchés connaissent des faiblesses, à l’image de la France et du Royaume-Uni. « Il n’y a pas de raisons de s’inquiéter. Les causes de ces baisses de marché sont connues et s’expliquent par les conditions économiques locales ». La France a vu ses prévisions économiques revues à la baisse et connaît des incertitudes explique l’analyste de PwC. Quant au Royaume-Uni, les conditions du Brexit n’étant pas connue à la date de l’assemblée générale de l’ECG, le marché reste suspendu aux décisions politiques. Pour Christoph Stürmer, les questions logistiques au Royaume-Uni se posent plus sur les conditions d’importation des véhicules si la fluidité des échanges commerciaux est atteinte. Du côté des exportations, le pays expédie chaque année environ 1,2 millions d’unités.
Il a expliqué que les conditions économiques sont relativement stables dans l’ensemble en Europe avec une bonne résilience pour les opérateurs automobiles. « Nous sommes dans la moyenne mais il faut aussi prendre en compte que depuis 2009 le marché a augmenté de 50% », a continué l’analyste de PwC. Il appuie cette déduction sur la bonne santé économique des pays d’Europe de l’est et du centre qui continuent de commander de nouveaux véhicules. Alors, les perspectives pour l’année 2020 ne sont pas forcément meilleures. Le marché semble se ralentir pour l’année prochaine en raison du retard de la mise sur le marché de nouveaux modèles de véhicules. « L’année 2020 sera une période de transition ». L’entrée en vigueur du WLTP (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedure, procédure harmonisée de calcul de la pollution des véhicules) devrait avoir un effet négatif sur les ventes de voiture en 2019. Les acheteurs préférant attendre les nouveaux modèles adaptés aux normes WLTP. Ainsi, il estime que les ventes automobiles en Europe devrait passer à 17,4 millions d’unités en 2019, soit une diminution de 1,7%. En 2020, les ventes ne devraient pas atteindre plus de 17,3 millions d’unités.

Christoph Stürmer, PwC: En 2025, les véhicules électriques (électrique et hybrides) devraient peser environ 47% du marché européen. ©ECG

Compte tenu de ces chiffres, il est difficile de partager l’optimisme de Christoph Stürmer. Il explique qu’en 2025, la part des voitures électriques devrait progresser de façon importante. Le diesel représente aujourd’hui 44% du parc automobile. En 2025, les véhicules électriques (électrique et hybrides) devraient peser environ 47%. Pour Christoph Stürmer, la production de véhicules électriques devrait être multiplié par neuf dans les cinq prochaines années. Des éléments qui permettent aux logisticiens automobiles de se tourner vers un avenir plus brillant.

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