OMI 2020 : à J-15 de l’échéance, SGS propose une solution de contrôle

L’échéance approche à grands pas. Le 1er janvier 2020, les soutes utilisées par les navires ne pourront pas avoir plus de 0,5% de teneur en soufre. SGS, société spécialisée dans le contrôle de qualité, propose un outil pour évaluer le stabilité des soutes.

La nouvelle norme en matière de soutes entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Les émissions des soutes des navires ne pourront pas excéder 0,5% de soufre contre 3,5% aujourd’hui. Une date fatidique qui préoccupe le monde du maritime depuis plusieurs années. Les alternatives pour répondre à cette nouvelle obligation sont diverses. Soit les navires sont équipés de scrubbers qui « nettoient » en partie les émissions des navires, soit des carburants autre sont utilisés comme le GNL ou le diesel soit les navires utilisent des soutes avec une teneur en soufre réduite.
« Utiliser des soutes à base teneur en soufre ne pose pas de soucis aujourd’hui. Elles sont disponibles sur le marché mais à un prix plus élevés », indique Guillaume Dufils, directeur commercial de SGS Oil and Gas. Le pétrole brut à basse teneur en soufre n’est cependant pas universel. Il existe alors une solution pour les raffineurs. Mélanger du pétrole brut à basse teneur en soufre et du brut qui en continent entre 1,5% et 2%. « La dilution des deux pétroles permet d’obtenir des soutes conformes à la réglementation. » Le mélange des deux se fait aisément et de manière linéaire. Une tonne de brut soufrée à 10% et une tonne de brut soufrée à 0% donne deux tonnes d’un brut à 0,5%. Jusque-là rien de plus simple.

Vérifier la stabilité des mélanges

L’utilisation de plusieurs bases de brut permet de réduire la teneur en soufre, en théorie. Dans la pratique, continue Guillaume Dufils, le mélange entre deux fiouls peut poser un problème et engendrer une instabilité. Cette instabilité se caractérise par la création de boues issues des asphaltènes qui rendent les soutes moins voire pas utilisables. Le mélange de deux pétroles instables va générer des boues qui, en entrant dans les moteurs, peut détériorer les pièces mécaniques de celui-ci.
« Nous intervenons pour contrôler la qualité des mélanges et leur stabilité en procédant à des échantillonnages des fiouls», explique le responsable Oil and Gas de SGS. L’inspection menée par SGS vise à quantifier la teneur en soufre et en asphaltènes des soutes dans le navire ainsi que celles à ajouter pour vérifier que le mélange sera stable. « Nous contrôlons la qualité de ce mélange et sa stabilité pour assurer à l’armateur une bonne stabilité de ses soutes en mesurant le soufre, la densité et la visco-

Dufils, SGS
Guillaume Dufils, directeur commercial de SGS Oil and Gas, « Pendant les six premiers mois de la mise en place de cette nouvelle norme nous devrons être particulièrement prudents sur les soutes mises à disposition et sur les mmélanges proposés». ©SGS

sité du mélange ». En effet, selon sa production, les conditions du mélange risquent d’augmenter la teneur en asphaltènes.
SGS a tissé un tissu de relations avec l’ensemble des industriels opérant sur le marché des produits pétroliers et les armateurs. L’objectif de la société française vise à créer une base de données qui regroupera l’ensemble des analyses faites. Cette base sera tenue à jour dès lors que des modifications interviendront au niveau de la raffinerie, comme par exemple quand un viscose-réducteur sera ajouté. « Nous devons surveiller et refaire des analyses à chaque modification de la raffinerie mais aussi à intervalle régulier pour nous assurer de la bonne stabilité que nous pourrons offrir aux armateurs. » Un processus qui est commercialisé par la société française aux opérateurs pour éviter le risque de déstabilisation des soutes selon trois paramètres essentiels : la viscosité, la densité et la teneur en soufre.

 

La bascule qui va s’opérer le 1er janvier 2020 pourrait présenter des risques pour les navires. « Pendant les six premiers mois de la mise en place de cette nouvelle norme nous devrons être particulièrement prudents sur les soutes mises à disposition et sur les mélanges proposés. Les stocks ne sont pas encore clairement évalués à aujourd’hui mais la ressource existe et la capacité à répondre à la demande sera au rendez-vous », souligne le directeur commercial Oil and Gas de SGS.
La solution visant à équiper les navires avec une propulsion au gaz naturel présente pour sa part un risque moindre en matière de stabilité. Des soutes qui sont plus légères et plus propres mais qui nécessitent des investissements lourds pour chaque navire. « Tout est question d’étude économique par l’armement entre modifier la propulsion au GNL ou passer à des soutes à faible teneur en soufre pour chaque navire. »

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