La SITL angle son salon sur la sécurité et la sûreté

Lors d’une présentation du salon SITL qui se déroulera du 17 au 20 mars 2020, la direction du salon a présenté les grandes orientations de ce que seront ce salon. Il mettra en avant les solutions de sécurité et de sûreté dans le transport. L’occasion aussi de faire le point sur le poids de la logistique en France.

La logistique en France n’a pas le rang qu’elle mérite, ont commencé par expliquer les responsables du salon de la SITL qui se déroulera du 17 au 20 mars 2020. En regroupant l’ensemble des activités de la chaîne logistique, la SITL veut regrouper à Paris le savoir-faire français. « Notre savoir-faire n’est pas suffisamment connu alors qu’il est indéniable », a expliqué Alain Bagnaud, directeur général du pôle Transport Logistique & Tourisme de Reed Exhibitions. Et cette année, outre les six secteurs du transport et de la logistique, un septième viendra s’ajouter avec la sécurité, la sûreté et la cyber. Différents exposants viendront exposer leur connaissance en matière de protection, de scellés, de solutions contre la malveillance, la surveillance des sites ou encore le piratage de données. Un espace qui sera réservé aux éditeurs de logiciels, fabricants de matériel et de maintenance pour la sécurité, la surveillance et la protection.
Cette conférence de presse a été l’occasion de voir les évolutions que le secteur de la logistique et des transports a pu connaître depuis la publication du rapport de Patrick Daher et Eric Hémard sur la logistique. Cinquième secteur économique français, le transport et la logistique ne semble pas êtr eau cœur des préoccupations du gouvernement. « Nous avons vu la place de la France rétrograder cette année dans le classement de la Banque mondiale sur le Logistic Performance Index. Des pays nous dépassent et nous perdons du poids », a indiqué Alain Bagnaud. Et pourtant, toutes activités confondues, le transport et la logistique engrangent un chiffre d’affaires annuel de 200 Md€. Une position en France qui tient aux différents constats relevés par les deux auteurs du rapport. Alors, comment réussir à faire mieux que nos voisins Allemands, Belges ou Néerlandais ? La solution trouvée vise à créer une commission et réunir un comité interministériel spécialisé. Une solution à la française. Ce comité interministériel devrait se réunir dans le courant du mois de janvier, voire début février. Pour Alexis Degouy, délégué général de TLF, depuis la remise de ce rapport, les entreprises organisatrices de transport travaillent en étroite collaboration avec le gouvernement. « La prestation logistique a de la valeur. Abandonner ce secteur c’est renoncer à l’industrie dans notre pays », a continué le responsable de TLF. Une position qui se veut en contrepied des déclarations de Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, qui a déclaré récemment vouloir faire de la France un pays d’industrie et pas de services.
Déjà, les prémices de la stratégie politique du gouvernement en faveur de ce secteur semble ne pas se démontrer outre mesure. Ainsi, le texte de la Loi sur les mobilités ne prévoit pas grand chose sur le fret. Bien au contraire, selon le responsable de TLF, le gouvernement puise dans les ressources du fret pour financer les projets des voyageurs. Quant au projet de Loi de finances, il est peu satisfaisant pour la profession et notamment sur l’augmentation des coûts du gazole. Autant d’indices qui ne plaident pas en faveur d’un comité interministériel à la logistique qui fasse changer de route au gouvernement.

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