L’Afrique et les DOM : des trafics qui comptent pour Haropa

Dans un entretien exclusif à Ports & Corridors, Patrick Bret, responsable commercial de l’unité Nord Sud Haropa, explique, au travers de trois vidéos, la stratégie commerciale des trois ports de la Seine sur l’Afrique et les DOM TOM.

En 2018, le trafic conteneurisé d’Haropa vers l’Afrique a progressé de 38%. Une hausse que Patrick Bret attribue aux « locomotives du continent ». De retour d’une mission commerciale au Sénégal et en Guinée Conakry avec l’UPR (Union Portuaire Rouennaise), Patrick Bret explique que les principaux pays du range ouest africain, de la Mauritanie à l’Angola, à savoir, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun sont en plein développement. Les flux avec ces pays commencent à s’équilibrer en import et en export. (voir notre vidéo)

La mission au Sénégal tient d’abord à la dynamique du pays dans les chiffres d’Haropa. Haropa a signé en 2017 une convention de partenariat avec le Port autonome de Dakar. Cette mission a permis d’aller à la rencontre des producteurs maraîchers, horticoles et fruitiers des boucles du fleuve Sénégal. En deux ans, les produits de cette région ont trouvé une place sur les étals des supermarchés normands et parisiens grâce à l’offre logistique proposée par Haropa.

Quant à la Guinée Conakry, le pays a souffert de la crise des matières premières et notamment de la baisse du prix des minerais de fer et de la bauxite en 2015. Haropa souhaite rester un acteur dans ce pays pour préparer le retour en exploitation de mines dès que les prix des matériaux se seront améliorés.

En tant qu’expert et fin connaisseur des ports africains, Patrick Bret note que des ports africains « n’ont rien à envier à certains ports européens » (voir notre vidéo). Ainsi, le Port autonome de Lomé ou encore celui d’Abidjan et de Dakar ont aujourd’hui atteint des niveaux de standards européens après avoir réalisé de nombreux travaux. Le responsable de l’unité Nord/Sud d’Haropa constate que des concessions pour les trafics de vracs pointent. Quant aux corridors, l’état des infrastructures s’améliorent dans certaines régions. Ainsi, de Saint Louis du Sénégal à Dakar, la route est entièrement bitumée. Pour Patrick Bret, les volontés politiques d’améliorer le système ferroviaire en Afrique sont un élément encourageant pour les corridors.

Les DOM TOM ont, pour leur part une situation contrastée (voir notre vidéo). La Réunion connaît un dynamisme important. La Nouvelle route du littoral va amener une croissance des trafics sur l’île. En Guadeloupe, les résultats sont encourageants avec une progression avec des projets économiques intéressants. En Martinique, le trafic est entre 1 et 2% de croissance mais avec une démographie en baisse. Quant à la Guyane, les projets de la Montagne d’or, l’industrie pétrolière et l’industrie spatiale permettent d’espérer une amélioration des trafics. Si la part de trafic des DOM TOM n’est que de 3 à 4% mais ce sont des trafics importants car « il y a la nécessité comme pour la Corse d’établir une continuité territoriale ». Haropa se place comme la réserve foncière des DOM pour faire face au coût élevé du foncier dans ces îles.

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