Russie : une banque reprend le terminal céréalier de Novorossiisk

Le terminal céréalier du port russe de Novorossiisk, détenu par l’autorité portuaire du port, a été racheté le 19 février par une banque locale, la VTB Bank, a annoncé Sovecon dans son rapport du 19 février.

Le 19 février, la société en charge de la gestion du port russe de Novorossiisk, Novorossiisk Commercial Sea Port (NSCP), a cédé à la banque russe VTB un terminal céréalier de son port, le NGT, Novorossiisk Grain Terminal. La totalité du capital de NGT, soit 100%, a été transférée à l’investisseur. Cette acquisition entre dans une stratégie du groupe d’acquérir plusieurs terminaux spécialisés dans le vrac sec. Ainsi, l’an passé, la banque VTB a d’ores et déjà acquis l’autre terminal du port de la mer Noire, le NBPP (Novorossiisk Bread Product Plant) en prenant 33% des parts. Dans le même temps, la banque russe s’est porté acquéreuse de 50% du groupe qui détient le NBPP, à savoir United Grain Company (UGC). Cette dernière est détenue, pour l’autre moitié, par le gouvernement russe. UGC détient 51% du terminal NBPP, ce qui porte la participation directe et indirecte de la banque russe VTB dans le terminal NBPP à 50%. Pour la direction de la banque, citée par le groupe russe Sovecon, la stratégie de la banque est avant tout de développé ces acquisitions sur les prochaines années. Les deux terminaux représentent une capacité de 12,5 Mt de céréales par an.

Selon le rapport de Sovecon, société de marketing sur les produits agricoles de mer Noire et dirigée par Andrey Sizov, deux scenarii sont à envisager pour la suite des événements. Soit la banque décide de revendre tout ou partie de ces terminaux. Pour l’observateur russe il pourrait s’agir soit de maisons de négoce asiatiques soit d’investisseurs privés russes regroupés dans des fonds d’investissements, tel que Marathon group. « La banque VTB pourrait aussi conserver dans son porte-feuille ces terminaux pour amortir son investissement. Nous ne pensons pas que cela se fera sur une longue période », indique le rapport de Sovecon. Que le groupe conserve ou revende les terminaux, l’impact sur le trafic sera limité.

Un scenario plus pessimiste serait de voir la banque russe et le groupe UGC, qui détient le NBPP, signer un accord et créer une co-entreprise. Une position qui leur permettrait de contrôler 25% des capacités d’export des céréales russes mais surtout 50% de ces capacités depuis la mer Noire. Pour Andrey Sizov, une telle opération aurait pour conséquence de réduire la concurrence au départ de la mer Noire et ainsi, de voir une augmentation des prix du fobbing augmenter. Cependant, Andrey Sizov note que la baisse des céréales sur la campagne actuelle et probablement la prochaine amoindrirait les effets de cette consolidation.

 

 

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