Upply, un an après la place de marché ouvre

Un an après son ouverture, Upply lance sa place de marché spécialisée dans le fret routier. Un lieu d’échange purement français avec des ambitions internationales et multimodales.

Le 2 octobre, presque un an jour pour jour après la mise en place de Upply, le directeur général d’Upply, Boris Pernet, est venu expliquer les nouveaux développements. « Nous voulons rendre la supply chain simple et fluide ». Une ambition de grande ampleur. Pour ce faire, les développeurs d’Upply ont redéfinis les fondamentaux de ce secteur et propose désormais quatre offres. La première a été d’analyser le marché. Il s’est agit, pour le directeur général de « donner de l’intelligibilité à la supply chain ». La seconde offre vise à comparer ses propres tarifs (pour le chargeur ou le transporteur) avec les prix du marché. La troisième offre a pour ambition de s’attacher aux évolutions des mois passés et tenter de faire des prédictions pour les semaines à venir, sans pour autant tomber dans le travers de se placer comme un devin. Avec tous ces éléments, Upply a créé une place de marché digitale pour mettre en relation l’offre et la demande en fonction de l’origine, de la destination et le mode de transport. « Nous avons fait le choix des données partagées », continue le directeur général d’Upply.
La plateforme a commencé par regarder les évolutions intervenues sur les deux dernières années. Sur le futur, des premières estimations sont faites à six semaines. « nous avons un taux d’erreur de 2% maximum sur nos prévisions », ajoute Boris Pernet, fier de ce résultat.
Cette place de marché digitale n’est pas destinée à créer des prix de transport routier. Ce sont les opérateurs inscrits sur le site qui négocient en direct. « Pour que les choses avancent vite, nous avons mis en place une messagerie qui permet aux acheteurs et vendeurs de négocier directement entre eux ».
Ensuite la place de marché va assurer le suivi avec la preuve de livraison qui sera délivrée et la facturation. « Nous avons un partenaire financier pour assurer les conditions de facturation ». Quant aux opérateurs, leur inscription sur cet outil digital se fait par étapes. Dans un premier temps, il doit, pour être inscrit, prouver sa capacité à réaliser des offres ou des demandes. Il fournit à Upply ses différents renseignements administratifs. Des contrôleurs de Upply vérifient l’exactitude des documents fournis avant de lui donner un accès à cette plate-forme. « Nous demandons un délais de vérification de 48 heures », assure Boris Permet.La plate-forme compte 16 transporteurs au 2 octobre et 55 en cours d’inscription. Elle a aussi refusé 16 transporteurs faute de documents complets envoyés. L’ouverture début octobre a eu ses premières réalisations. Le 2 octobre, quatre transactions ont été réalisées sur la place de marché. Le potentiel de développement existe puisque Upply revendique 720 entreprises inscrites. À chaque transport, Upply prend une commission de 5% qui est répartie à moitié entre le transporteur et le chargeur, soit 2,5% chacun.

La notation des opérateurs

Une première étape qui devrait connaître des déclinaisons. « Nos abonnés parlent français et anglais et notre actionnaire réalise bon nombre d’opérations aux États-Unis. Il en va tout naturellement que nous pensons décliner cette place de marché sur l’Amérique du nord », indique le directeur général. Et l’Europe ? Compte tenu des deux langues actuellement utilisées sur le site, il paraît difficile de s’étendre sur l’Europe comme l’Allemagne ou encore la Pologne.
Et pour aller plus loin dans cette démarche, Upply imagine mettre en place des nouvelles fonctionnalités. Ainsi, la direction réfléchit à un système de notation des transporteurs et des chargeurs. L’idée serait de vérifier que chacune des parties remplisse correctement ses obligations. Ainsi, les transporteurs seraient notés sur la qualité du véhicule, le temps de transport respecté, la date de livraison, par exemple. Quant au chargeur, il serait apprécié sur la composition du chargement, la mise à disposition de son fret et les bonnes indications à fournir pour le chargement et la livraison.
« Aujourd’hui nous opérons sur du general cargo mais avec la possibilité de transporter des marchandises dangereuses ». Demain, des opérations sur des lignes régulières de route, des fret spécialisés comme du transport sous température dirigée serait envisageable. Enfin, parce que Upply veut se développer sur le multimodal, le groupe regarde avec attention ce qu’il se passe sur le maritime. « D’ici trois ou quatre ans, nous pourrions créer une place de marché maritime. Elle est dans nos cartons ».

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