Chantiers navals : Le rachat de STX par Fincantieri sous la loupe de la Commission européenne

Le 8 janvier, la Commission européenne a accepté la requête présentée par la France et l’Allemagne de procéder à une enquête sur le rachat par Fincantieri des chantiers de Saint-Nazaire.

Après avoir défrayé la chronique pendant l’été 2017, l’affaire du rachat des chantiers de Saint-Nazaire par le groupe italien Fincantieri revient sur le devant de la scène. Alors que la procédure ne le nécessite pas, les deux États membres concernés par ce rachat, la France et l’Allemagne, ont soumis une demande de renvoi à la Commission. Cette demande, présentée par la France qui a été rejoint par l’Allemagne, vise à examiner « une concentration qui ne revêt pas une dimension européenne mais qui affecte les échanges au sein du marché unique et menace d’affecter de manière significative la concurrence sur le territoire des États membres qui formulent cette demande », indique un communiqué de presse de l’autorité européenne. Pour la Commission, cette opération pourrait nuire « de manière significative à la concurrence en matière de construction navale et en particulier sur le marché mondial des navires de croisière ».

Une annonce qui a perturbé le titre de Fincantieri à la bourse. Dès le 9 janvier, soit le lendemain de cette annonce, le titre de Fincantieri a perdu 3%. Déjà, en 2017 lors de l’opération de reprise des chantiers, de nombreuses tensions se sont faites ressentir entre la France et l’Italie. Avec cette enquête ouverte à la demande de la France sur ce rachat, les relations franco-italiennes pourraient encore s’émousser. Cette procédure engagée par le gouvernement français est d’autant plus étonnant qu’aucune notification n’était nécessaire auprès de la Commission. « Le projet d’acquisition des Chantiers de l’Atlantique par Fincantieri n’atteint pas les seuils de chiffre d’affaires fixés par le règlement de l’UE sur les concentrations pour les opérations devant être notifiées à la Commission européenne en raison de leur dimension européenne. En revanche, le projet a fait l’objet d’une notification pour autorisation en France et en Allemagne », indique le texte émanant de l’autorité européenne.

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