Climat : à Lomé, la jeunesse africaine lance un appel

Le 30 septembre, lors d’un séminaire des clusters maritimes de l’Afrique francophone, Anastasie Agbangbatin s’est imposée sur scène pour délivrer un message poignant aux responsables réunis sur l’avenir de la mer.

Greta Thunberg n’est plus la seule porte-parole de la jeunesse face au climat. La jeune danoise a été rejoint par une autre jeune fille. Le 30 septembre, pendant un colloque des clusters maritimes de l’Afrique francophone qui se déroulait à Lomé, Anastasie Agbangbatin, élève dans un lycée français de Lomé en classe de troisième, a pris la parole devant un panel de responsables politiques et économiques. Elle est venue lancer un appel à « ceux qui dirigent notre monde pour qu’ils agissent enfin pour protéger la mer ».
« L’océan meurt et nous aussi », a commencé par crier la jeune élève. Une étendue d’eau qui se remplit de déchets, une mer qui se rebelle, des baleines qui meurent emprisonnées dans des filets de pêche, des maisons détruites par la montée des eaux, autant de sujets qui font débattre les hommes politiques de la planète sans pour autant apporter des solutions concrètes. « Que fait on, que faites vous ? » a demandé Anastasie Agbangbatin. Des différents journaux relatant la cérémonie peu font état d’une réponse spontanée de la part des présents dans la salle. Elle s’est dressée en porte-parole de la jeunesse africaine face au dérèglement climatique. « Nous jeunesse d’Afrique et du monde savons que l’utilisation massive d’engrais détruit la biodiversité des océans. Nous jeunes d’Afrique et du monde savons que la surpêche en Afrique de l’ouest est parmi les plus élevées au monde. Nous, jeunesse d’Afrique et du monde savons que l’érosion du littoral nous fait perdre 10 mètres de terre par an. Vous le savez aussi ».
Et elle continue en appelant les responsables politiques à l’action immédiate. « Nous ne voulons pas obligés de fuir notre littoral et être des réfugiés climatiques ». Elle a souligné que sans changement de paradigme, la ville de Lomé pourrait être « dissoute dans cette mer qui se rebelle ».
Cet appel à cesser d’agresser l’océan a fait son chemin. « Nous ne voulons pas payer pour les erreurs et les inactions des générations qui nous précèdent », a conclu Anastasie Agbangbatin.
Après le discours de Greta Thunberg lors de l’Assemblée générale de l’ONU, le cri d’alarme d’Anastasie Agbangbatin rappelle aux responsables politiques et économiques que le monde ne nous appartient pas. Le proverbe indien selon lequel « la Terre n’est pas un don de nos parents. Ce sont nos enfants qui nous la prêtent », prend encore plus son sens avec l’appel de Lomé.

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