Piraterie : une baisse des actes au premier trimestre

Dans son rapport trimestriel sur la piraterie, le Bureau maritime international note une baisse des actes. Le Golfe de Guinée reste malgré tout la principale zone à risques de la planète.

Hier au large de la Somalie, aujourd’hui au large des pays du Golfe de Guinée la piraterie continue de sévir en 2019. Sur le premier trimestre de l’année, le nombre d’actes a sensiblement diminué. Le Bureau maritime international (BMI) a reçu 34 déclarations d’actes (de nombreux actes ne sont pas déclarés auprès de cette instance internationale). Une tendance en baisse comparée à 2018 avec une diminution de 48,5%. « Pour la première fois depuis 1994, aucun navire n’a été pris au cours du premier trimestre », précise le rapport trimestriel du BMI.

Le point chaud de la piraterie au cours de cette période se concentre sur le Golfe de Guinée. Sur les 38 incidents déclarés, 22 l’ont été dans la région. Et c’est au large du Nigéria que la majorité de ces actes sont survenus, continue le rapport trimestriel. Au total, sur les trois premiers mois de l’année, 21 membres d’équipage ont été kidnapés et ce, dans les eaux du Golfe de Guinée. Selon le Bureau maritime international, les attaques survenues dans cette région visent surtout à la prise d’otages. Ainsi, lors d’une attaque trois marins ont été pris quand trois autres ont réussi à se réfugier dans le château du navire.

Si le Nigéria emporte la palme des attaques dans la région, d’autres incidents ont été déclarés dans els eaux du Bénin, du Togo et du Cameroun. Au large du Cameroun, l’attaque a visé le seul navire sous pavillon français à avoir été attaqué. Un supply du groupe Bourbon. Les autorités nationales de ces pays ont su répondre à ces incidents en dépêchant des navires de patrouille.

Au large de la Somalie et dans le Golfe d’Aden, aucun incident n’a été déclaré pour la période. Le Bureau maritime international conseille aux armateurs de continuer à suivre les recommandations et de maintenir la vigilance. « Les pirates somaliens ont toujours la capacité à mener des attaques dans leurs eaux », averti le BMI.

Au large de l’Indonésie, trois incidents ont été porté à la connaissance du Bureau. Si ce chiffre reste le plus bas depuis 2010 pour un premier trimestre, le BMI se félicite de l’action conjuguée entre ses services et les services de la marine nationale locale pour anticiper les attaques.

Enfin, dernier chiffre encourageant sur le premier trimestre, il n’y a eu aucun marin de blessé ni de tué au cours de cette période. Une première depuis les cinq dernières années.

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