Marseille-Fos : une année 2018 en forte croissance

Le Grand port maritime de Marseille-Fos affiche une croissance de 1% à 81Mt. Une hausse poussée par les conteneurs et les vracs solides.

L’année 2018 confirme la position de premier port français en affichant une croissance de 1% de son trafic à 81Mt. Une dynamique poussée d’une part par les conteneurs et d’autre part par les vracs solides. Les marchandises conventionnelles et les vracs liquides ont quelque peu tassés cette croissance.

Avec 20,2 Mt, les marchandises diverses perdent, globalement, 1% de leur trafic. Une diminution de ce courant lié en premier lieu à une forte baisse des marchandises conventionnelles qui perdent 11% à 2,4Mt. Les conteneurs n’ont pas réussi à compenser cette baisse malgré leur bonne tenue. Ils gagnent 2% à 1,4 MEVP. Le trafic à l’import a gagné 4%. Le roulier se porte aussi bien avec une progression de 2% pour les véhicules neufs à 214 700 unités. Les remorques gagnent 1% à 203 000 unités. Et dans cette filière, les remorques à l’international ont enregistré une belle performance avec une hausse de 9%, note la direction du Grand port maritime de Marseille-Fos.

Corsica Linea devrait passer en 2019 au courant de quai lors de ses escales dans le port phocéen. Une démarche environnementale déjà appliquée par La M2ridionale. ©Dey Kherredinne

Les vracs solides ont participé à la bonne performance de la bonne performance du port phocéen. En 2018, ce courant de trafic a enregistré une progression de 12% à 15,2Mt. Les matières premières pour l’industrie sidérurgique ont progressé de 1% à 9,4Mt. Autre filière en hausse, les vracs agro-alimentaires qui gagnent 20% à 430 000 t. Une bonne partie de ses trafics est composée par les céréales. La meilleure campagne 2017/2018 explique ce score. Les autres vracs solides sont en forte hausse avec les exports de granulats en darse1. Des produits destinés à alimenter le nouveau quartier du Pontier à Monaco. Les cendres, les laitiers, la chaux, le ciment et le clinker ont aussi augmenté. Sur le port phocéen, ces vracs industriels ont progressé de 37% à 5,4Mt. La bonne santé de ces vracs tient aussi au renouveau de la filière BTP.

Quant aux vracs liquides, ils affichent des chiffres en négatifs presque sur toutes les filières. Globalement les hydrocarbures perdent 2% à 42Mt. L’autre grand courant de ce courant, les vracs chimiques, ont perdu 1% à 3,4Mt. L’autorité portuaire explique cette perte de volumes par une « année conjoncturellement plus faible pour les raffinés ». En effet, les raffinés ont perdu 6% à 12Mt et le brut recule de 1% à 22,5Mt. Quant au GPL il accuse un repli de 10% à 2Mt. Dans cette filière des hydrocarbures, le GNL a réalisé une année encourageante avec une hausse globale de 9% à 5,6Mt. Le terminal méthanier de Marseille-Fos a même enregistré une progression de 58% au niveau des rechargements de gaz pour l’export. Quant aux vracs chimiques, leur recul n’a pu être compensé par les trafics locaux des usines de Ken One qui a vu ses exportations de soude augmenter de 9% ou encore la bonne tenue de biocarburants qui progressent de 5%.

Une croissance de 10% du fluvial au second semestre

La hausse des trafics s’est accompagné d’une consolidation des pré et post acheminements. Les modes massifiés gagnent du terrain. Ainsi, le ferroviaire a, sur les conteneurs, vu ses volumes augmenter de 5% à 146 500 EVP. Une hausse qui atteint 47% sur les cinq dernières années de 2014 à 2018. Quant au fleuve, il perd 2,2% sur l’ensemble de l’année à 77 300 EVP mais avec un second semestre en nette reprise, le Grand port maritime reste optimiste pour l’avenir. Plus globalement, « pour le fer et le fleuve, le dernier trimestre 2018 a est le meilleur réalisé depuis trois ans », souligne la direction du port. Le trafic fluvial s’est surtout fait remarquer au cours de cette année par sa belle performance sur les trafics céréaliers. Plusieurs éléments peuvent expliquer la bonne performance de ces trafics massifiés. En premier lieu, l’élection à la tête de Medlink Ports de Jean-Claude Gayssot, ancien ministre en charge des transports, et le projet stratégique de l’association pour la promotion de ces modes massifiés et de proposer des flux en porte-à-porte. Le retour à des chiffres en hausse sur le fluvial tient aussi à l’augmentation de la fréquence des barges sur le Rhône qui sont désormais passées à cinq rotations par semaines, contre trois auparavant. Enfin, du côté ferroviaire, la mise en route au mois d’octobre d’une nouvelle navette ferroviaire quotidienne entre l’usine de Nestlé à Vergèze, qui traite les eaux Perrier, et le terminal à conteneurs de Fos assure le transport de 108 conteneurs par jours.

Investissements : une enveloppe de 60M€

En 2018, le GPM de Marseille-Fos a consacré une enveloppe de 60M€ à ses investissements. Pour la dernière année du plan stratégique qui couvre la période 2014-2018, le GPM a investi 11M€ sur la darse 2, 5M€ pour l’aménagement des terminaux de Corse et Maghreb, 3M€ pour les dessertes ferroviaires et de transport combiné et 3M€ sur la logistique. Le projet Piicto, qui vise à réindustrialiser la zone de Caban Tonkin dans le port, s’est vu affecter la somme de 1,5M€. Enfin, l’accès de la passe nord, devant permettre l’accueil plus sécurisé des navires de croisières, a récolté 1,5M€. La modernisation du réseau ferré du port a continué avec une enveloppe de 1M€. Pour l’année 2019, l’enveloppe globale des investissements devrait s’élever à 85M€ dont 58M€ pour le développement et 27M€ pour le maintien des installations.

Plusieurs sociétés se sont installées sur la zone du GPM de Marseille-Fos. Le premier bâtiment du parc Idec, opéré par XPO Logitsics pour Électro Dépôt, d’une surface de 45 000 m2 est entré en service. La surface consacrée aux trafics de véhicules neufs pour le compte de Gefco et de TEA en darse 3 a été agrandie avec l’addition de 11 hectares dont six hectares pour Gefco et cinq hectares pour TEA. Sur les bassins est, une convention avec Corsica Linea prévoit une extension de la zone de stockage pour le fret.

En 2019, la vente de quatre lots sur Distriport et des parcelles restant sur le lotissement des Agnelles est prévue tout comme deux lots pour la zone de Feuillane nord et le lancement des études d’aménagement de Distriport II.

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