Novorossiisk : Un trafic en diminution de 2,3% en 2018

Le trafic du port russe de Novorossiisk, situé sur la mer Noire, a enregistré une baisse de 2,3% de ses trafics à 140,2 Mt.

La baisse de trafic du port russe de la mer Noire, Novorossiisk, est principalement due aux vracs liquides. Avec une diminution de 5,2% à 100,5 Mt, les vracs liquides qui entrent pour 71% du trafic global ont largement pesé sur ce résultat. Le trafic de pétrole brut a perdu 9,8% sur le port de Novorossiisk. Les sorties d’huiles alimentaires s’inscrivent dans la même tendance avec une diminution de 35,4% à 272 000 t. Ces trafics d’huiles de pépin devraient néanmoins connaître une poussée dans les prochains mois. Le groupe IPP, qui dispose sur le port d’une capacité de stockage et de chargement des produits pétroliers et des huiles alimentaires, a reçu le premier navire après la mise à niveau de ses installations en novembre. Pour 2019, le trafic d’huiles devrait atteindre 600 000 t, selon les prévisions de la société et atteindre entre 1 Mt et 1,5 Mt. Les pertes sur ces courants ont été quelque peu compensées par la bonne tenue des trafics de produits pétroliers qui ont gagné 9,7% à 30,3 Mt. Un performance note le rapport de la société commerciale du port de Novorossiisk, Novorossiisk Sea Port Company, qui indique que cette progression est supérieure à la moyenne constatée sur le pays, qui se situe aux environs de 7,3% de croissance. Enfin, les engrais liquides connaissent aussi une bonne tenue avec une augmentation de 33,7% à 797 000 t.

Le trafic de bois du port de Novorossiisk a perdu 25,1% à 309 000 t. ©DR

Les vracs secs ont enregistré, en 2018, un trafic en hausse de 2,3% à 17,5 Mt. Une performance que l’autorité portuaire met au crédit des trafics céréaliers. En effet, ils ont progressé de 14,3% à 12,8 Mt en raison de la bonne campagne céréalière 2017/2018 mais aussi de la première moitié de la campagne suivante qui a été marquée par un regain d’intérêt des négociants internationaux pour les céréales russes. Les autres courants de ces vracs ont, pour leur part, connu un sort moins soutenu. Les volumes de matières premières et de minerais ont perdu 10,1% à 2,4 Mt. Les trafics de charbon n’ont pas pu faire face à la baisse de la demande en provenance de Turquie et cela malgré une baisse de la £ivre turque. Ils ont perdu 27,6% à 1,4 Mt. Le charbon russe est remplacé par du charbon de moins bonne qualité mais à des coûts inférieurs. Les produits chimiques et le sucre ont perdu de leur teneur avec une baisse de, respectivement, 19,4% à 582 000 t et de 45,8% à 271 000 t.

Les marchandises générales s’inscrivent dans la même tendance que les vracs solides avec une progression de 8,1% de son trafic à 14,9 Mt. La majorité de ce trafic est composé des métaux ferreux et de profilés. Des produits qui ont gagné, en 2018, 13% de leur volume à 13,4 Mt avec des ventes importantes vers l’Union européenne et l’Asie du sud est. Le bois et les métaux non ferreux ont pour leur part perdu 25,1% et 17,7% de leur volume.

Quant aux conteneurs, ils ont gagné 4,1% à 620 000 t. Les autres marchandises diverses, composées de bugs bags et de marchandises conteneurisées dans des conditions spéciales, ont plus que doublé passant de 476 000 t à 997 000 t.

 

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