Haropa port de Rouen  : quand l’Armada fait de la logistique portuaire

Organisée entre le 6 et le 16 juin, l’Armada de Rouen a été l’occasion pour les professionnels de l’axe Seine, et surtout les milieux de la logistique portuaire de Rouen, de faire le point sur le potentiel de développement de la place.

L’Armada de Rouen, qui s’est déroulée entre le 6 et le 16 juin, permet de mieux faire connaître le port à un public large venant des quatre coins de France et de l’étranger. D’après les premiers bilans, ce sont entre 500  000 et 700  000 visiteurs par jour qui ont déambulé le long des quais de Rouen pour admirer les navires.
Pendant l’Armada, Haropa port de Rouen a voulu faire de cet événement un lieu de rencontre pour les professionnels. L’occasion de présenter les différents axes de développement du port dans une conférence (lire notre article). «  Nous avons utilisé l’atmosphère de l’Armada pour parler affaire et business  », nous a confié Pascal Gabet, directeur de Haropa-Port de Rouen.

Et il voit dans cette rencontre la mise en place d’un partenariat entre les acteurs politiques et économiques de la place rouennaise. Face aux critiques de voir Rouen comme une friche portuaire, Pascal Gabet explique que le port conserve une place de premier choix dans la supply chain conteneurs grâce à sa capacité d’attirer des flux entre Le Havre et Paris.

Quant à voir les navires avec des propulsions véliques s’affirmer dans le monde, Pascal Gabet assure que le système développé par TOWT et Neoline devrait avoir un débouché. «  Nous voulons proposer un transport maritime durable dans notre port et aller vers de nouveaux systèmes de propulsion  », a continué Pascal Gabe.

Laurent Foloppe, directeur commercial et marketing d’Haropa, a rappelé que Rouen a des «  forces historiques et nous devons pousser des filières avec l’Asie. Rouen doit s’inscrire au cœur d’un système et dans le corridor de l’axe Seine  ».

Pour le directeur commercial de Haropa, il faut considérer Rouen comme une base avant de Paris et une base arrière du Havre avec un potentiel «  d’une construction de solution logistique globale dont Rouen est au cœur.  » L’Armada de 2019 a donné un rayonnement international à Rouen.

L’attractivité rouennaise vue par les clients du port, réunis au sein de l’UPR (Union portuaire rouennaise), est suffisante «  mais nous avons des marges de progression colossales  », a expliqué Christian Boulocher, président de l’UPR.

Les grands défis seront, avec la fusion, une nouvelle façon de travailler. «  Nous ne travaillerons plus les uns à côté des autres mais les uns avec les autres.  » Le centre de formation de l’UPR doit être mis en avant pour permettre aux opérateurs de passer leur logistique vers le fluvial et le ferroviaire. «  Nous travaillons sur un document pour permettre aux opérateurs de transférer leur logistique vers les transports massifiés.  » Rouen dispose aussi d’une zone logistique et d’un terminal à conteneurs sur le site de Moulineaux même si aujourd’hui les navires de ligne n’escalent plus à ces quais. «  Nous sommes dans une phase de transition. Cependant, nous avons un terminal, une manutention efficace et fluide, des conditions de stockage des conteneurs intéressantes  », indique le président de l’UPR (voir la vidéo). Au cours de la conférence, le directeur général de Marfret a déclaré qu’il «  vaudrait mieux investir dans la logistique que dans la chatière du Havre  ». Pour le président de l’UPR, «  la chatière doit être vue selon le rapport entre la compétitivité et le prix du transport  ».

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