Le port de Mombasa ne sera pas colonisé par les chinois

Le défaut de payement des travaux de la ligne ferroviaire entre Nairobi et Mombasa pourrait faire basculer le port de Mombasa sous contrôle chinois. Le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, minimise la situation. En Chine, le ministère des affaires étrangères nie que le port est en garantie du prêt.

L’affaire fait grand bruit sur les bords de l’Océan indien. Le défaut de payement du prêt accordé par la Chine pour la construction de la voie de chemin de fer entre Nairobi et Mombasa pourrait faire basculer le port kényan entre les mains du gouvernement chinois. L’origine de cette affaire remonte à la contraction par le gouvernement kényan auprès de la banque Exim chinoise pour la réalisation de la voie de chemin de fer entre Nairobi et Mombasa aux standards internationaux. Le prêt apporte le port de Mombasa en garantie.

En novembre, le gouvernement kényan n’ayant pas payé le remboursement, l’auditeur national du Kenya aurait alerté le gouvernement sur le risque de perdre le port au profit de la Chine. Le directeur général du port de Mombasa, Daniel Maduku, a voulu rassurer la population en réfutant que le port puisse être transféré sous autorité chinoise. L’affaire fait grand bruit et est montée jusqu’à la présidence. Uhuru Kenyatta, président de la République se veut rassurant. « La reprise du port de Mombasa par la Chine est une propagande. Nous régularisons le payement de ce prêt et il n’y a aucune raison de s’alarmer », a déclaré le président de la République lors d’une conférence de presse le 28 décembre. « Malgré les inquiètudes, nous continuons à emprunter sur les marchés internationaux. Nous devons apprécier la situation. Nous empruntons pour résorber notre déficit important en infrastructures. Le problème n’est pas sur le recours à la dette nationale mais surtout la façon dont nous l’utilisons », a continué le président de la République du Kenya. Le pays d’Afrique orientale emprunte aussi auprès d’autres pays comme la France, l’Allemagne ou encore le Japon. Pour Uhuru Kenyatta, « la Chine n’a aucune velléité de coloniser le port de Mombasa. »

En Chine, la porte-parole du ministère des affaires étrangères, Hua Chuying, a nié que le port de Mombasa était en garantie du prêt contracté par le gouvernement kényan. « Nous avons vérifié auprès des institutions financières chinoises. L’information selon laquelle le port de Mombasa serait en garantie de ce prêt est fausse », a souligné la porte-parole dans une conférence de presse du 26 décembre. « Lorsque nous coopérons avec des États africains, y compris avec le Kenya, les institutions financières et les sociétés chinoises mènent des études conjointes sur la faisabilité de ces projets et sur le risque du pays pour se prémunir contre un risque de faillite de l’État et une charge fiscale. La coopération entre la Chine et le Kenya sur le projet ferroviaire progresse normalement », a continué la porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères.

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