Mouvement social en France : MSC annule des escales et TLF s’inquiète

Le mouvement social en France, engagé depuis le 5 décembre, s’est étendu aux ports. L’armement MSC a décidé de suspendre ses escales dans les ports français.

Depuis le 5 décembre et les premiers arrêts de travail en France, les ports ne sont pas exemptés. La situation évolue quotidiennement et dans des proportions différentes selon les ports, indique l’Union des ports de France. Difficile de prévoir dans ces conditions pour les armements. MSC a envoyé à ses clients une note les informant du déroutement des trafics prévus pour la France. Ces mouvements « génèrent de l’incertitude quant aux perspectives d’accostage de nos navires et cause de substantiels et imprévisibles délais, qui peuvent, en cascade, entraîner de sérieuses congestions portuaires et logistiques », indique la note de MSC.
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, ce sont les ports voisins qui récupèrent ces trafics. Une procédure qui se fait dans le cadre d’une clause des conditions générales de vente. Elle prévoit que l’armement dispose de plusieurs alternatives :
– Soit transporter les marchandises au port de déchargement ou au lieu de livraison par d’autres moyens que prévus au connaissement,
– Soit suspendre le transport des marchandises et les stocker à terre ou à bord selon les termes du connaissement et les acheminer dès que possible,
– Soit abandonner les marchandises dans un lieu de livraison ou un port que le transporteur jugera sûr. La responsabilité du transporteur cessera ainsi et il appartiendra au réceptionnaire de procéder par ses propres moyens à l’acheminement final. Les frais de stockage seront à la charge du réceptionnaire.

Une situation qui ruine les efforts réalisés

Dans le même temps, TLF s’inquiète des conséquences pour les ports français de cette situation. Après 14 jours de grève, la situation dans les ports « est alarmante », indique l’organisation professionnelle des commissionnaires en transport. Le mouvement social est « très suivi par les personnels en charge de la manutention portuaire, les éclusiers et les sociétés de remorquage. » Effet de cascade, les navires déchargent dans les ports voisins et annulent « massivement » les escales. Pour les transporteurs routiers, le mouvement dans les ports les touche de plein fouet, étant dans « l’impossibilité de retirer et ou ramener les conteneurs sur les terminaux. » Hubert de Saint-Simon, président de TLF Overseas, en appelle à la sagesse de tous dans un communiqué. « J’appelle solennellement l’ensemble des organisations professionnelles et les pouvoirs publics à faire preuve de responsabilité pour rétablir la situation. Il faut tout mettre en œuvre pour empêcher ces barrages, contraires à la liberté de circulation des personnes et des biens. ». Il rappelle que TLF a toujours mis en avant la nécessaire stabilité sociale des ports français pour retrouver de la compétitivité. « Depuis plusieurs mois, tous les acteurs de la filière française du transport maritime, publics et privés, sont engagés dans un vaste plan de reconquête de nos parts de marché. La situation que nous vivons en ce moment ruine ces efforts et décrédibilise une fois de plus nos places portuaires au profit de nos concurrents », conclu le président de TLF Overseas.

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