L’Afrique, un géant en sommeil

Nous reprenons ci-dessous un article publié dans la revue Afriport News Online, le journal en ligne de l’association africaine de développement portuaire, parue dans le numéro 28.

Selon la Cnuced, maintes difficultés empêchent le continent de prendre pleinement sa place dans l’économie mondiale, mais plusieurs facteurs donnent à penser que l’Afrique est un géant en sommeil. Parmi ces facteurs, on peut citer la croissance économique robuste, le dividende démographique, les ressources naturelles, les investissements croissants et les engagements financiers liés aux infrastructures de transport, notamment de la part de la Chine.

La Cnuced appuie l’Afrique dans ces efforts à travers plusieurs programmes phares, notamment les programmes d’assistance technique dans les domaines de la gestion portuaire, de la facilitation du commerce et du transport durable de marchandises, et à travers une collaboration du commerce et du transport durable de marchandises, et à travers une collaboration étroite avec l’Union africaine en faveur de la réalisation de la zone de libre-échange continentale. La Cnuced soutient aussi activement les réformes douanières à travers le programme Sydonia (Système Douanier Automatisé. Il s’inscrit ainsi dans le cadre du programme de réforme et de modernisation de l’administration des Douanes), qui est mis en oeuvre dans la plupart des pays africains. Pour aider l’Afrique à réaliser son potentiel, il faut adopter un train de mesures exigeant de la part d’acteurs nationaux, régionaux et internationaux des interventions ciblées qui soient alignées sur les objectifs du développement durable et qui intègrent les trois dimensions du développement durable appliquées à la facilitation des transports et du commerce. Il s’agit notamment de :

  • Préparer les ports africains à accueillir de plus grands navires en engageant des travaux de dragage pour accroître leur tirant d’eau et en veillant à ce qu’ils soient équipés des matériels de manutention appropriés ;

  • Améliorer l’accès à l’arrière-pays et aux pays sans littoral en faisant appel à une approche multimodale du transport et aux corridors de transport, et construire des infrastructures de transport terrestre ;

  • Faire usage des technologies et des solutions numériques pour faciliter le transport et le commerce, réduire les inefficacités, améliorer les processus et accroître la transparence, et pour promouvoir la sécurité et la résilience des systèmes de transport ;

  • Améliorer la connectivité des transports maritimes ou terrestres afin de réduire les coûts de transport et d’améliorer la position des pays africains dans les réseaux maritimes mondiaux. Parallèlement, il faut aussi mettre en place des infrastructures immatérielles à l’appui du transport en transit et de la facilitation du commerce en harmonisant la réglementation des transports, y compris le transport routier et le transport ferroviaire ;

  • Encourager la contribution des pays africains au commerce maritime en encourageant les pôles d’activités maritimes, où le transport maritime et les activités portuaires peuvent stimuler les secteurs de services apparentés, notamment dans le contexte de l’économie bleue.

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