Mouvement social : prochain acte, le 6 février

Le mouvement social contre la réforme des retraites devrait connaître un nouvel épisode le 6 février. Les ports seront touchés. Une situation qui rend la situation difficile pour les opérateurs. Une proposition de charte d’un service minimum garanti est à l’étude.

Nouvel épisode de mouvement social en France le 6 février. Tous les secteurs économiques seront touchés par cet appel à la grève, et notamment les ports français. Une opération « Ports Morts » devrait encore toucher les établissements de l’Hexagone. « Après l’avis du Conseil d’État (…) ce ne sont sûrement pas ni les discours, ni les soi-disant discussions sur le financement ou encore l’aménagement de ce système de retraite qui vont nous convaincre », indique un texte de la FNPD CGT.
Depuis le 5 décembre, ces différentes annonces ne sont en fait qu’une pièce de théâtre dont le nombre d’actes n’est pas encore connue. Pour certains, le 6 février pourrait être le Deus Ex Machina de ce mouvement. Il appartiendra aux syndicats de décider de l’avenir du mouvement après cette date.
Sans vouloir s’opposer au droit de grève, Haropa a publié un communiqué pour appeler « à la responsabilité collective de chacun pour que l’ensemble de la chaîne logistique portuaire redevienne rapidement opérationnel et que les efforts de développement opérés depuis ces dernières années ne soient pas remis en cause. » Alors qu’il est difficile de savoir à quelle étape de ce mouvement nous en sommes, Haropa publie un premier bilan de ces mouvements. Au global, sur les 14 jours de grève et de blocage des ports de l’axe Seine, ce sont quelque 100 000 EVP et près de 300 emplois qui ont été perdus. Le nombre d’escales de navires annulées ou retardées s’élève à 227, dont 122 annulations d’escales. Haropa précise que les annulations se comptent en centaine. Bien entendu du côté ferroviaire, l’impact de ces mouvements a touché 110 trains et 21 barges fluviales entre Le Havre, Rouen et Paris qui n’ont pu circuler.
Le cas des ports d’Haropa n’est pas isolé en France. L’expert maritime de Upply, Jérôme de Ricqlès, remet sur l’ouvrage un concept de « Charte de service minimum » dans les ports. Son objectif serait de garantir le respect d’une attitude régalienne et la préservation des intérêts de la marchandise en cas de crise. Cette charte « que nous appelons de nos vœux, garantirait la mobilisation de 30% des moyens de chaque corporation de la chaîne portuaire et leur mise en synergie. Elle devrait permettre de traiter 50% des volumes habituels sur une période courte ». La contrepartie serait un engagement de non rupture du dialogue social pendant la période de crise.
Une solution qui paraît envisageable dans le cas d’une crise qui soit purement portuaire. Or, la crise actuelle est avant tout un mouvement né d’une crise qui touche l’ensemble des secteurs. Et pour aller plus loin dans cette charte, quelle aurait été la position des syndicats à tenir face à l’absence de négociations tant avant que pendant le mouvement. Les réunions entre le gouvernement et les syndicats peuvent-elles être considérées comme des négociations ?

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