Juridique et social

Les menaces de mouvements sociaux dans les ports demeurent

La FNPD CGT menace de nouveaux mouvements sociaux, à compter du 1er avril, dans les ports français en l’absence de réponses concrètes de la part du gouvernement.

La suspension des mouvements sociaux dans les ports français aura été de courte durée. Après une réunion entre les partenaires sociaux et les différents ministères, le principal syndicat des ouvriers dockers menace de nouvelles grèves.

Des propositions gouvernementales pas satisfaisantes

En effet, le ministère des Transports, celui du Travail, Matignon, les employeurs et les syndicats ont engager des discussions lors de deux réunions les 14 mars et 24 mars. À la sortie de ces rencontres, la FNPD CGT indique que les propositions du gouvernement sur l’application de la réforme des retraites « ne sont pas satisfaisantes », indique un communiqué de la centrale syndicale.

Des propositions de la FNPD CGT sur l’amiante et la pénibilité

Dans ce contexte, le principal syndicat d’ouvriers portuaires a formulé trois propositions. Elles concernent la pénibilité et le dispositif sur l’amiante. « La Fédération laisse une semaine à l’État pour apporter des réponses concrètes », indique le texte du syndicat. En l’absence de ses réponses, il indique avoir validé, en assemblée générale, de nouveaux préavis de grève.

Des arrêts de travail toutes les semaines

Les dispositions de ce prochain mouvement social se répartiront avec des arrêts de travail de quatre heures et le refus d’effectuer des shifts exceptionnels à compter du 1er avril. Par ailleurs, une opération « Ports Morts » est prévue pour une durée de 72 heures du 2 au 4 avril. Ensuite, chaque semaine, un préavis est déposé pour un arrêt de 48 heures. « Nous informerons chaque jeudi précédant chaque semaine des dates choisies », précise le syndicat.

Le souhait de continuer les négociations avec les employeurs

Ces menaces peuvent être suspendues, indique la FNPD CGT. Il suffit que le gouvernement apportera « des réponses concrètes pour continuer les négociations avec les employeurs dans un climat apaisé ». La balle est donc dans le camp du gouvernement. L’autre syndicat des dockers, la CNTPA CFDT n’a pas répondu à nos sollicitations au moment où nous publions cet article.