GPM Nantes Saint-Nazaire : un trafic 2025 en progression de 2,6%
En 2025, le GPM de Nantes Saint-Nazaire affiche une croissance de 2,6% de son trafic à 26,4 Mt. Les filières liées à l’énergie demeurent majoritaires dans ces flux.
Avec 26,4 Mt, le trafic du GPM de Nantes Saint-Nazaire retrouve des couleurs. En 2025, le port ligérien affiche une croissance de 2,6%. Cependant, ce retour de croissance ne lui permet pas d’égaler son score de 2023 à plus de 28,5 Mt.
Le GNL progresse malgré les perturbations
Dans ce contexte, les vracs liquides gagnent 3,4% à 18 Mt. Ils pèsent 69% du trafic total. Tant le pétrole brut que le GNL s’orientent sur des augmentations. En effet, le brut progresse de 4,1% à 7,6 Mt. Une reprise heureuse après l’arrêt technique de la centrale de TotalEnergies en début de l’année. Les entrées de brut ont accéléré au cours de l’année. De son côté, le GNL augmente de 31,6% à 6 Mt en 2025. Une augmentation malgré l’interdiction de transbordement de gaz russe par l’Union européenne, les travaux de maintenance et un mouvement social. Enfin, les produits raffinés se replie de 13,7% à 4,4 Mt.
Les vracs liquides non énergétiques sont stables
Quant aux vracs liquides non énergétiques, ils se stabilisent aux environs de 1 Mt, malgré l’arrêt technique, à la fin de l’été, de l’usine de trituration de graines de tournesol Cargill. Les exportations d’huiles de colza se situent en légère baisse. Elles bénéficient cependant des fluctuations sur le cours du soja et de solides débouchés en biocarburants.
Une baisse des vracs solides
Pour leur part, les vracs solides se contractent de 4,3% à 4,4 Mt. Ils se composent de produits de la filière agroalimentaire. La principale composante de ces flux, à savoir les produits destinés à l’alimentation animale, les graines et oléagineux améliorent leur score de 2,8% à 2,4 Mt. De leur côté, les céréales subissent les effets d’une mauvaise récolte en 2024. Les silos « ont été au point mort en début d’année », indique l’autorité portuaire. La production 2025 a corrigé cette tendance. Finalement, les céréales affichent un trafic de 0,5 Mt. Un courant stable d’une année sur l’autre.
Les vracs industriels résistent
Parmi les vracs solides, le charbon pour la centrale de Cordemais demeure marginal. La centrale fonctionne sur les stocks résiduels. Le charbon est désormais exporté à hauteur de 200 000 t par an. Des opérations qui s’étalent jusqu’en 2027. Quant aux vracs industriels, ils résistent malgré la crise. Ainsi, les importations de clinker et de ciment sont stables. Elles avoisinent les 400 000 t. De plus, ce courant enregistre de nouveaux flux pour la production de ciment bas-carbone. Enfin, le volume de sable de mer accuse un recul d’environ 10 % et atteint 1,2 Mt.
La bonne santé de l’éolien
Du côté des marchandises diverses, la filière de l’éolien en mer se porte bien. Elles progressent de 100% à 200 000 t. D’une part, les colis lourds pour le parc de l’éolien en mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier ainsi que les enrochements participent à cette hausse. D’autre part, les trafics de tôles pour la filière de l’éolien et de la construction navale augmentent.
La bonne tenue de l’aéronautique ne compense pas les baisses des véhicules neufs
Ensuite, le trafic roulier recule de 1,9%. Pour l’autorité portuaire, les derniers mois de l’année sont plus encourageants. La reprise des importations depuis Tanger et Emden laisse entrevoir une meilleure année 2026. La filière automobile, en France, « souffre d’un retard du renouvellement des flottes de véhicules d’entreprises » indique le port. Cette baisse est contrebalancée par une reprise de l’activité aéronautique de 6,1%.
Conteneurs : une diminution de 21,5% en deux ans
Enfin, le trafic de conteneurs continue sa baisse. Après une diminution de 13% en 2024, le GPM de Nantes Saint-Nazaire voit son trafic conteneurs s’établir à 120 000 EVP. Une filière qui accuse un repli de 9,8%. Ainsi, sur les deux dernières années, le port ligérien voit son trafic conteneurs perdre 21,5%. Un flux mené par le groupe CMA CGM mais aussi MSC qui représente 45% du trafic par son alliance avec WEC Lines.

