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Port Réunion : l’année 2025 s’achève sur un record

L’année 2025 se termine sur un trafic record pour Port Réunion. Il affiche une croissance de 3,6% et franchi la barre des 6 Mt.

Pour la seconde année de son histoire, Port Réunion franchi la barre des 6 Mt en un an. En effet, en 2025, le port de l’île Bourbon enregistre un volume de 6,95 Mt. Une performance que le port attribue « ce résultat exceptionnel est le fruit d’un travail collectif, mobilisant l’ensemble des acteurs de la place portuaire, des salariés portuaires et de nos partenaires économiques. »

Une hausse en tonnage et une baisse en volume

Le trafic conteneurisé représente la majorité du trafic du port. En 2025, il totalise 3,7 Mt, soit 61% du total. Un pourcentage constant sur les neuf dernières années. Les conteneurs en tonnes s’évaluent entre 58% et 62% selon les années dans le total du port. En 2025, les conteneurs ont vu leur volume progresser de 2,4% en tonnage. Une augmentation liée à la consommation de l’île. Cependant, si le conteneurs sont plus lourds, ils sont moins nombreux. En effet, Port Réunion affiche une baisse de volume en EVP. Avec 370 433 EVP, ils perdent 1,7% d’une année sur l’autre. L’autorité portuaire souligne aussi la diminution des boîtes en transbordement. Elles baissent de 6% à 108 120 EVP. Le port minimise ce repli. Il déclare que le trafic conteneur « demeure à un haut niveau reflétant le rôle de hub de distribution rayonnant sur la zone Océan Indien. Ce repli n’impacte pas la performance globale du port. »

Une baisse de 7,1% des vracs liquides

Du côté des vracs, la situation est plus contrastée. D’un côté, les vracs liquides se réduisent quand les solides gardent le cap sur la croissance. Avec 1 000 449 t, les liquides se tassent de 7,1%. Un recul tiré vers le bas par une demande plus faible sur le kérosène de 6,6%. La consommation dépend en grande partie de la fréquentation touristique et du choix des compagnies aériennes sur le lieu de soutage. Le gazole affiche aussi une baisse de 11%. Aussi, la biomasse liquide, utilisée pour le chauffage perd de sa teneur. Elle diminue de 6% à 259 406 t. Seule l’essence sans plomb progresse en 2025 de 4,1%.

La hausse des pellets compense la baisse du sucre

Du côté des vracs solides, la tendance est inverse. En effet, avec 1,2 Mt, ils progressent de 17,4%. Une hausse tirée par la bonne tenue des importations de céréales, de ciment et de clinker. Ces deux derniers courants témoignent d’une santé de la filière du BTP sur l’île. De plus, les pellets de bois confirment leur intégration dans l’économie de la transition écologique. Avec 734 767 t, ils augmentent de 40%. En intégrant ces volumes aux vracs solides, le trafic s’oriente à la hausse. Ces progressions compensent la diminution des exportations de sucre en vrac. Elles perdent 75% de leur volume. La Réunion a connu une année catastrophique. « Les planteurs de l’île déplorent des pertes historiques », indique la chaîne Outremer 1ère.

 Automobiles : une baisse dans un marché haussier

Enfin, les marchandises diverses, autres que les conteneurs, s’orientent à la hausse. Elles terminent l’année avec un trafic de 58 205 t, soit une progression de 84% d’une année sur l’autre. Des flux qui se composent de matériels pour les filières comme le BTP, l’agriculture et la distribution. Quant au trafic roulier, il s’établit à 27 561 engins importés. Un courant en baisse de 2%. Un chiffre en contradiction avec l’état du marché qui a progressé de 2% sur le département. Néanmoins, La Réunion a ralenti sa transition écologique. Le nombre de voitures électriques et hybrides se contracte au cours de l’année.