Bordeaux : le port affiche une baisse de 1,4% en 2025
Le GPM de Bordeaux affiche une baisse de son trafic global de 1,4% à 6,2 Mt. Les trafics énergétiques laissent le pas aux vracs solides.
Le GPM de Bordeaux enregistre une année 2025 en baisse. Un recul lié à une restructuration structurelle des flux dans le port girondin. Les courants traditionnels s’épuisent. Les nouvelles activités, notamment autour des vracs solides, ne compensent pas les diminutions.
Les flux énergétiques se recomposent
Du côté des baisses de trafic, le port de Bordeaux voit ses flux énergétiques baisser. Un recul qui concerne principalement les énergies fossiles traditionnelles comme le gasoil, le fioul et le kérosène. Les bio-carburants s’inscrivent dans la même tendance avec un repli de 12,1%. Cependant, ce repli est conjoncturel, explique la direction du port.
Conteneurs : la baisse des entrées
L’autre ralentissement des trafics bordelais concerne les conteneurs. Avec 19 285 EVP, ce courant perd 12,1%. Deux tendances se dessinent dans ce trafic. En effet, les entrées reculent quand les sorties affichent une progression de 2,5% pour les conteneurs pleins. Les perspectives demeurent optimistes. Ainsi, le groupe CMA CGM, qui assure la ligne feeder sur Bordeaux, aligne un nouveau navire depuis la fin de l’année 2025. Doté d’une plus grande capacité, il constitue un atout clé pour attirer de futurs nouveaux trafics.
Les vracs solides font la hausse
Quant aux volumes en hausse, ils se concentrent principalement dans les vracs solides. Une catégorie qui enregistre une progression de 13% à l’import et de 15% à l’export. « Des résultats qui confortent le positionnement renforcé du GPMB sur ses filières territoriales (céréales) et sur les importations de matières premières », indique l’autorité portuaire. Dans ce courant, les matériaux de seconde vie participent avec une progression de 9% de leur volume. Au sein de ces matériaux se retrouve le verre pilé qui améliore son score de 9%. Les matériaux liés au BTP parviennent à se maintenir. Une performance compte tenu de l’économie de la filière. Enfin, l’agro-industrie s’inscrit dans cette tendance. Elle enregistre une progression de 13% de ses flux. Une filière tirée par les exportations de maïs qui gagnent 26%.
L’année 2026 pour lancer le projet stratégique
Les perspectives du GPM de Bordeaux entame l’année 2026 avec élan. Le port lance le nouveau projet stratégique 2026-2030. L’année en cours sera aussi celle de la définition d’un plan d’investissement. Il vise à accompagner les grandes transitions en cours sur les filières du port. Il aura en charge de participer à la décarbonation des activités logistiques, industrielles et portuaires.

