Politique

Ormuz : un cessez-le-feu et la nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz

Le 8 avril, le président des États-Unis a annoncé une trêve de deux semaines du conflit avec l’Iran. En échange, les autorités iraniennes ont accepté le passage par le détroit d’Ormuz de navires. Les attaques d’Israël au Liban ont mis un terme à cet accord.

Après avoir vécu une nuit d’incertitude, le soulagement est intervenu quand Donald Trump a accepté une trêve de deux semaines du conflit en Iran. Elle doit engager des négociations de paix entre le gouvernement iranien et celui de Washington. La condition sine qua non de cet accord repose sur le libre passage du détroit d’Ormuz.

Une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz

Or, quelques heures après cet accord, les Gardiens de la révolution d’Iran ont annoncé une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz. En cause, les attaques israéliennes au Liban. En effet, selon la Maison blanche, l’accord de trêve ne concerne pas les attaques qu’Israël mène au Liban. Une position que les autorités iraniennes réfutent.

Une situation inacceptable

Alors, après avoir laissé le passage de quelques navires au cours de la journée, l’Iran aurait de nouveau fermé le passage. Téhéran évoque les frappes israéliennes de grande ampleur au cours de la journée au Liban, indique une dépêche de l’agence iranienne Fars. De son côté, la Maison blanche juge cette situation inacceptable. La porte-parole du gouvernement américain, Karoline Leavitt, a qualifié cette position « d’inacceptable. Une nouvelle fois, c’est un exemple dans lequel ce qu’ils (ndlr : les autorités de Téhéran) disent publiquement n’est pas ce qu’ils disent en privé », rapportent des agences de presse occidentales.

Un droit de passage pour le détroit

Dans son édition du 8 avril, le Financial Times ajoute que l’Iran a décidé de faire payer le passage par le détroit d’Ormuz. Un droit de passage payable en cryptomonnaies. Dans le même temps, l’organisation iranienne des exportateurs de produits pétroliers justifie ce droit. « Tout peut passer, mais cela prendra du temps », rapporte le Financial Times. Or, les conventions internationales, notamment celle de Montreux, obligent les États à un libre droit de transit par les détroits. Cependant, en faisant fi du droit international, Donald Trump ne peut évoquer maintenant le respect des conventions par les autres. La mise en place de ce paiement du passage ouvre encore plus grand la porte au rejet du droit international.