Arbitrage maritime : Londres demeure à la première place

Dans une étude publiée au cours de l’été, le cabinet d’avocats Holman Fenwick et Willan dresse un bilan de l’année 2019 de l’arbitrage maritime. Londres conserve sa première place mondiale.

L’arbitrage maritime reste une affaire britannique selon les chiffres publiés par le cabinet d’avocats Holman, Fanwick et Willan. La place de Londres est toujours préféré dans les contrats maritimes. « Cette juridiction emporte environ 80% des arbitrages maritimes dans le monde », indique l’étude des avocats.

Londres a traité 1500 arbitrages

Les chiffres collectés par les avocats font état de 1500 arbitrages maritimes traités devant la juridiction britannique. Les autres juridictions internationales sont loin derrière. Singapour serait en seconde position avec 140 affaires. Hong Kong viendrait ensuite avec une centaine d’affaires portée devant ses juges. Dubaï et Paris viendraient ensuite avec une vingtaine de cas chacun.

Les chiffres évoluent selon les sources. L’Association des arbitres maritimes de Londres (LMAA) a calculé 1668 affaires nouvelles en 2019. « Combinées aux chiffres avancés par le Court international d’arbitrage et la Chambre de commerce internationale, ce sont globalement 1730 cas traités à Londres », continue le rapport des avocats.

Singapour prend la seconde place

Face à la puissance britannique, Singapour et Hong Kong s’affichent comme principaux concurrents. Ainsi, Singapour a vu son nombre de cas augmenter. Les avocats de Holman Fenwick et Willan estiment que Singapour traite 14% du colume traité par la place de Londres. Hong Kong se place encore plus loin. Avec une centaine de dossiers amenés sur le bureau de la Hong Kong Maritime Arbitration Group, la cité chinoise pèse 6% de la place britannique.

Paris, un centre d’arbitrage régional

La place parisienne garde une tradition bien ancrée dans l’arbitrage maritime. La capitale française s’impose comme un centre d’arbitrage régional. La Chambre arbitrale de Paris a vu 43 dossiers déposés entre 2018 et 2019. Ce chiffre reste en-dessous de la réalité. Les chiffres ne prennent pas en compte des affaires traitées par la place.

Dubaï et la Scandinavie en outsider

Deux places récentes tentent de venir jouer les trouble-fêtes. Dubaï a créé il y a quatre ans une cour arbitrale. Elle veut s’imposer dans la région mais « il reste du chemin à parcourir avant de venir concurrencer Londres », notent les avocats du cabinet Holman, Fenwick et Willan. Enfin, en Scandinavie, l’industrie maritime a créé un centre arbitral. Elle vient pour « représenter une alternative à la place de Londres dans la perspective du Brexit tant pour les affaires maritimes que les autres”.

Le Brexit n’aura pas d’effets

2020 apparaît comme une année de transition. La pandémie a touché tous les continents de la planète. De plus, la Grande-Bretagne est engagée dans un processus de sortie de l’Union européenne. Le Brexit ne semble pas devoir changer le classement. Londres devrait conserver sa place de première place de l’arbitrage maritime. « Des incertitudes existent, estiment les avocats du cabinet. Il est encore difficile de prédire avec une absolue certitude ce que sera le paysage de l’arbitrage maritime l’année prochaine ».

S’adapter pour gagner

La pandémie actuelle amène les entreprises du secteur maritime à devoir affronter de nouveaux défis, « nous nous attendons à un recours massif à l’arbitrage dans la période qui suivra la pandémie », continue le rapport. L’association des arbitres maritimes de Londres s’adaptent aux nouvelles conditions. Leurs statuts prévoient la possibilité de réaliser des audiences par visio-conférence. « Ce sera cette faculté d’adaptation qui sera la clé pour attirer toujours plus de cas », indique le rapport. Une préconisation qui vaut pour toutes les institutions d’arbitrage du monde.

 

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