Espagne : les ports totalisent un trafic de 552,1 Mt en 2019

Les ports espagnols ont continué leur progression en 2019 avec une hausse de 0,3% à 552,1 Mt. Les vracs solides perdent de leur volume quand les marchandises générales, et notamment les conteneurs, voient leur poids s’accroître.

En 2019, les ports espagnols ont enregistré une hausse de 0,3% à 552,1 Mt. Un trafic qui se réparti à moitié moitié entre els vracs et les marchandises générales. Pour le ministère espagnol des transports, cette progression du trafic des ports confirme la bonne santé du secteur. Sur la dernière décennie, note le communiqué, les ports espagnols ont vu leur trafic progresser de 3% en moyenne par an.
Du côté des vracs liquides, les 46 ports espagnols, incluant ceux des îles Canaries et des Baléares, ont vu leur volume s’accroître de 3,5% à 187 Mt. Une performance due à l’augmentation du trafic de gaz naturel et de biocombustibles compensant par la même la diminution de trafics de pétrole brut et de produits pétroliers.
Du côté des vracs solides, la tendance s’inscrit plutôt à la baisse. Globalement, ils affichent un recul de 11,1% à 90,1 Mt. La principale raison de cette baisse intervient sur les importations de charbon qui perdent 32,2% à 17,9 Mt. Ainsi, le port de Gijon, en Cantabrie, qui travaille essentiellement sur la sidérurgie, a affiché la plus grosse perte en vracs solides avec une diminution de 2,6 Mt à 14,5 Mt. Autre port largement affecté par la baisse des vracs solides, le port de Ferrol San Cibrao, qui a vu ses trafics se réduire de 2,6 Mt à 8 Mt. Le charbon constitue le premier courant du port de la Gallice. Des vracs solides qui baissent aussi à Ferrol en raison de la diminution d’activité d’Alcoa et donc de l’approvisionnement en bauxite de l’usine locale.

Marchandises générales: un trafic de 274 Mt

Les marchandises générales ont largement rattrapé le retard accumulé par les vracs solides. Avec une progression de 2,5%, le trafic s’élève à 274 Mt. Plusieurs filières ont participé à cette hausse de trafic. Les minerais non métalliques ont vu leur trafic augmenter de 18%. Les tourteaux et le fourrage a crû de 14% et les fruits et légumes ont gagné 8%. Les conteneurs ont joué un rôle non négligeable dans ces trafics avec une bonne tenue à Algésiras et sur le port de Valence.
Le trafic conteneurisé confirme pour la seconde année consécutive la première place au port de Valence. Avec une hausse de 5%, le port du sud-est de la péninsule ibérique progresse de 5% à 5,4 MEVP. Plus de la moitié de son trafic est constitué de transbordements. La place de second port conteneurisé de l’Espagne revient à Algésiras avec un trafic de 5,1 MEVP, en hausse de 7,2%. Le port reste toujours un des principaux hubs de transbordement entre Méditerranée et Atlantique. 4,4 MEVP sont transbordés dans le port du sud, soit 86% du trafic conteneurisé global. Quant à Barcelone, qui a longtemps été le concurrent direct en Méditerranée du port d’Algésiras, il accuse un repli de 2,9% à 3,3 MEVP. Enfin, dernier port millionnaire en Espagne, celui de Las Palmas a vu ses flux s’orienter à la baisse de 11,7% à un million d’EVP.

Barcelone, Valence et Santander voient leur trafic automobile se réduire

Le trafic de voitures neuves a enregistré un trafic en baisse de 3,6% à 3,3 millions d’unités. Barcelone et Valence, les deux principaux ports espagnols de ce trafic perdent chacun une partie de leurs flux. Barcelone voit son trafic automobile se contracter de 4% à 777 177 unités. Quant à Valence, le nombre de voitures se réduit de 11,9% à 720 825 voitures. Sur la côte Atlantique, les deux principaux ports automobiles de l’Espagne, Vigo et Santander, ont pour leur part connu des sorts différents. Celui de Vigo, dont une grande partie de ses voitures sont destinées au marché français a gagné 6,8% à 481 277 unités. Santander n’a pas enregistré la même fortune avec une diminution de 4,8% à 466 158 voitures.

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