Sète : L’activité continue même si les liaisons avec le Maroc ont été suspendues

À Sète comme dans les autres ports français, la continuité de service est de mise. Seules les lignes avec le Maroc et la croisière sont suspendues.

Au port de Sète, les mesures de confinement sont respectées avec précaution. Les « gestes barrières » préconisées par le gouvernement sont mis en place. Les personnels administratifs continuent leur travail depuis leur domicile. Du côté de l’exploitation, les choses se déroulent normalement avec des équipes réduites à la moitié pour éviter la propagation du virus. « Nous constatons une activité normale sur bon nombre de nos filières. Des navires de vrac sont attendus dans les prochaines heures et seront traités normalement », nous a assuré un responsable de l’exploitation.

La chaîne logistique s’organise dans ces nouvelles conditions de confinement mais aussi d’approvisionnement des lieux de consommation. Si les services du port demeurent opérationnels, les services de l’État comme les Douanes ou les services vétérinaires ont quelque peu changé leurs horaires. « Tout le monde s’organise pour que la chaîne logistique ne se rompt pas et que nous puissions assumer notre rôle face à cette pandémie ». Trafics agroalimentaires mais aussi les exportations de bétail vivants continuent d’opérer et ce malgré la crise.

GNV a suspendu ses lignes

Seule ombre au tableau, la suspension de la ligne de GNV avec le Maroc, Nador et Tanger. « Les consignes de confinement qui se sont appliquées depuis vendredi 20 mars ont amené l’armement GNV à suspendre ses lignes jusqu’à nouvel ordre ». Un coup dur pour le port. Même attitude chez les compagnies maritimes de croisière qui ont suspendu leur programme. « Nous allions entrer en pleine saison de croisière et nous avons dû renoncer aux escales ».

Du côté des liaisons entre Sète et la Turquie, réalisées par DFDS, les choses sont moins brutales. L’armement a réduit à deux liaisons par semaine les rotations, selon les premières informations dont nous disposons, contre trois liaisons hebdomadaires auparavant. Une diminution qui devrait se maintenir le temps de la crise. L’opérateur danois assure un service de remorques non accompagnées entre Sète et Pendik, au sud d’Istanbul et de voitures neuves. « Aujourd’hui, avec le confinement en France, les concessions automobiles sont dans une situation de saturation de leurs stocks de voitures neuves. Rapidement nous allons être face à un souci de stockage de ces voitures », continue le responsable du port héraultais. La saturation des stocks en concession devrait rapidement se répercuter sur les terminaux rouliers et, au final, une partie des chaînes de fabrication de l’usine devront cesser en attendant la reprise de l’activité économique. Outre les voitures neuves, les navires de DFDS assurent aussi le transport de nombreux produits textiles qui se retrouvent dans la même situation que la voiture. Les stocks des surfaces de vente vont bientôt être saturés.

Une situation qui n’est pas propre au port de Sète et qui pourrait rapidement s’étendre à l’ensemble des établissements français.

 

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