Port d’Anvers: toutes les filières en progression au troisième trimestre

Sur les neuf premiers mois de l’année, le port d’Anvers affiche une croissance. Cette hausse se décline sur toutes les filières.

Anvers continue sa croissance. Avec 179,1 Mt, le port belge affiche une croissance de 4,8%. Cette hausse de trafic est la même en la comparant à 2020 et 2019. Il semblerait que le port d’Anvers n’ait pas eu à souffrir de la pandémie qui a touché la planète l’année dernière.

Conteneurs: un trafic de 9,1 MEVP

La crise de la conteneurisation actuelle ne semble pas affecter les différents terminaux anversois. La croissance s’est déclinée sur toutes les filières du port. Du côté des conteneurs, Anvers voit les augmentations de trafic, sur les neuf premiers mois, s’appliquer tant en tonnage qu’en EVP. En effet, la progression de trafic s’établit à 2,3% en tonnes à 105,4 Mt et de 2,8% en nombre de conteneurs à 9,1 MEVP. Cette double hausse signifie que le port traite toujours plus de conteneurs pleins.

Conteneurs reefers: le port d’Anvers consolide sa position

Le port d’Anvers souligne que dans ce courant de flux conteneurisés, les reefers enregistrent une hausse de 3,6%. Après avoir enregistré une croissance en 2020 sur ce flux, « Anvers semble consolider sa position dans cette filière », indique le port dans un communiqué. L’explication de cette bonne tenue des trafics de conteneurs reefers tient à la volonté des consommateurs de consommer des produits sains. Pour le port, la position du port d’Anvers dans cette filière tient aux liaisons maritimes vers l’Afrique, l’Amérique latine et les États-Unis.

Conventionnelles: tirées par l’acier

Les conventionnelles ont suivi cette tendance avec une progression de 62,7% à 8,3 Mt. Cette bonne tenue de la filière des marchandises conventionnelles est liée, selon l’autorité portuaire aux flux d’acier qui ont vu leur volume augmenter de 65,9%. Et pour confirmer cette bonne santé de cette filière, le port d’Anvers indique que le mois de septembre a été le meilleur sur la dernière décennie. Le roulier s’inscrit dans la même veine avec une augmentation de 18,2% de ses volumes à 3,9 Mt comparativement à 2020. Une hausse qui tient tant aux flux de véhicules que ceux de produits forestiers et de matériaux de construction.

Les vracs secs augmentent de 9,3%

Les vracs secs ne sont pas oubliés. Ils voient leur trafic augmenter de 9,3% à 9,5 Mt. Deux courants ont notamment participé à cette croissance. D’une part, les engrais ont largement participé à cette performance en voyant leur trafic augmenter de 25%. D’autre part, les ferrailles ont augmenté de 13,5%. Une hausse liée à la hausse des trafics d’acier. Les sidérurgistes s’impliquent dans la transition écologique en utilisant plus des ferrailles que des minerais et charbon.

Vracs liquides: baisse du pétrole brut

Enfin, les vracs liquides semblent augmenter que de 2,2% à 52,2 Mt. Une progression limitée en raison de la baisse des importations de pétrole brut qui ont perdu 68,5% de leur courant. Cette baisse a été largement compensée par la progression des trafics produits chimiques qui affichent une hausse de 9,8% et des dérivés de pétrole. Ces derniers ont augmenté de 4% en raison d’une demande plus forte dans les dérivés non pétroliers et le gaz.