GPM de Nantes Saint-Nazaire : en 2020, le port a perdu 8,8%

Avec 28 Mt réalisées en 2020, le GPM de Nantes Saint-Nazaire a perdu 8,8%. Une baisse qui s’est déclinée sur toutes les filières.

Avec 28 Mt, le GPM de Nantes Saint-Nazaire a réussi à atténuer la diminution de volume. Selon la direction du port, le port ligérien s’en sort bien. « Tandis que l’ensemble des GPM français enregistrait en moyenne un recul de 15 % à fin novembre. La mobilisation de tous les acteurs portuaires et la mise en place d’un plan de continuité d’activité au printemps ont permis d’atténuer les effets de cette crise sanitaire et économique sans précédent », souligne le GPM.

GNL : un record en 2020

Pour la troisième année consécutive, le trafic de GNL atteint un niveau record (8,8 Mt), porté par le dynamisme du marché mondial du GNL et le coût attractif du gaz. 21 opérations de transbordement de gaz en provenance de Sibérie (Yamal) ont été réalisées. L’activité du terminal méthanier a été particulièrement soutenue lors du dernier trimestre, marquée par l’accueil de navires Q-Flex et Q-Max de 345 m de long.

Pétrole brut : en baisse de 24%

La diminution brutale de la consommation de carburant, effet direct de la crise sanitaire et du confinement, a eu pour conséquence un ralentissement de l’activité de raffinage. La crise économique a contraint le groupe Total à suspendre temporairement les unités de la raffinerie de Donges dès la fin du mois de novembre. De ce fait, les importations de pétrole brut ont accusé une forte baisse par rapport à l’an passé (5,9 Mt, – 24 %), tout comme les exports de flux raffinés (3 Mt, – 22 %). Les importations de produits raffinés ont progressé, opérant un rééquilibrage sur le marché national (1,6 Mt, + 18 %).

Centrale EDF : avant la fermeture

La centrale électrique EDF de Cordemais, dont la fermeture a été annoncée d’ici quelques années, a été peu sollicitée. Les approvisionnements en charbon ont donc été de faible niveau (0,2 Mt). Préalablement, ce trafic avoisinait régulièrement 1,5 à 2 Mt.

Vracs agroalimentaires : l’effet positif du confinement

Les vracs agroalimentaires sont en hausse de 15 %. Les importations de vracs solides destinés à l’alimentation animale ont poursuivi leur progression (2,1 Mt, + 11 %) en 2020. Le terminal multi vrac a été particulièrement sollicité pendant la première phase de la crise sanitaire. Cette situation résulte, en partie, d’une demande accrue en protéines des fabricants d’aliments du bétail lors du premier confinement, afin de constituer des stocks et répondre aux besoins des éleveurs.

Céréales : le Maroc présent au premier semestre

Le trafic céréalier s’élève à 0,8 Mt (+ 21 %). Les silos ligériens ont connu une activité soutenue lors du 1er semestre. Les volumes ont principalement été portés par une forte demande des pays du Maghreb craignant des ruptures de chaîne logistique en raison de la crise sanitaire. Les mauvaises conditions climatiques ont impacté la récolte 2020 et l’arrêt temporaire des broyeurs installés à proximité de la zone portuaire, suivi d’une reprise modérée (0,4 Mt, – 7 %).

Roulier : la ligne Suardiaz a été interrompue

En pleine dynamique depuis cinq ans, l’activité du terminal roulier a vu sa progression marquer le pas en 2020 (0,4 Mt, – 29 %), les secteurs automobiles et aéronautiques ayant particulièrement souffert du contexte sanitaire. L’arrêt des usines de production de véhicules et la fermeture des concessions ont poussé les armateurs à suspendre leurs liaisons maritimes pendant plusieurs semaines. Après une interruption d’un mois et demi, la ligne opérée par Suardiaz entre Montoir de Bretagne et Vigo pour l’importation des véhicules du groupe PSA a repris progressivement son service, assurant, à partir de juin, ses trois escales hebdomadaires.
La baisse d’activité d’Airbus a contraint l’armateur LD Seaplane à réorganiser ses lignes maritimes en positionnant seulement deux navires contre cinq habituellement.

Conteneurs : une baisse de 7% des exportations

Le trafic du terminal à conteneurs de Montoir de Bretagne clôture l’année à 1,6 Mt (153 000 EVP) soit une baisse de 10 %. Le rebond constaté au dernier semestre n’a pas suffi à enrayer le début d’année perturbé, provoquant de nombreuses annulations d’escales. Les importations chutent de 10 % et les exportations reculent de 7 %.

BTP : l’embellie de l’été n’a pas entièrement compensée les baisses du printemps

Après une année contrastée, les principaux vracs destinés à la construction accusent une légère baisse (- 7 %). L’arrêt des chantiers du BTP au printemps a été suivi d’une belle embellie en juin. Le trafic de sable de mer s’établit à 1,2 Mt (- 7 %). Les importations de clinker, matière première utilisée pour la fabrication du ciment, se stabilisent à 0,3 Mt. Les exportations de ferraille de recyclage affichent un léger recul. Un repli lié à l’arrêt temporaire des broyeurs installés à proximité de la zone portuaire, suivi d’une reprise modérée (0,4 Mt, – 7 %).

(Communiqué de presse)