Pénurie de conteneurs : contre la crise, Geodis apporte une solution

Le manque de conteneurs exerce une pression sur les chaînes logistiques dans le monde. Pour faire front au manque d’espaces sur les navires et au manque de conteneurs, le groupe Geodis a trouvé la parade en affrétant un navire.

Le manque de conteneurs et d’espace à bord des navires créé une véritable crise pour les chaînes logistiques entre l’Europe et l’Asie. Certains chargeurs ne trouvent pas de disponibilités avant plusieurs semaines pour importer leurs marchandises. Pour faire front à cette crise, le groupe Geodis a trouvé la solution.

Une crise qui pourrait durer

La pénurie de conteneurs ne devrait pas cesser de sitôt. Dans un article de Shipping Watch, citant Sea Intelligence, la situation ne devrait pas se résoudre avant le printemps 2022. Plutôt que d’attendre de meilleurs auspices, Geodis a décidé de prendre le taureau par les cornes.

Déséquilibre des flux sur l’est-ouest

« Nous avons affrété un navire pour répondre ponctuellement à une situation particulière créée par le déséquilibre des flux sur les routes est-ouest », nous a confié Florence Gautrais, directeur monde des activités maritimes de Geodis. Ce déséquilibre des flux tient à un manque d’équipements continue d’expliquer la responsable maritime du commissionnaire.

Un premier navire parti de Shanghai le 25 janvier

Le problème de cette pénurie tient à la situation en Asie, notamment en Chine. Le premier navire affrété a quitté le port de Shanghai le 25 janvier. Il doit arriver dans le port de Hambourg le 3 mars. Le navire touche le port chinois et celui d’Allemagne. Un second navire a été affrété. Il a chargé à Shanghai le 18 février. Il est en route pour Hambourg.

Une solution partielle

« Ces deux départs nous ont permis de résoudre partiellement le manque d’espace des lignes régulières », continue Florence Gautrais. Si ces affrètements apportent une solution, la situation en Asie semble s’améliorer. Seulement, la directrice monde des activités maritimes de Geodis nuance ses propos. Le manque d’équipements s’est reporté sur les liaisons transatlantiques.

Les clients ne supporteront pas le surcoût

Or, la solution apportée par le groupe Geodis doit encore faire ses preuves financièrement. Le marché en sortie d’Europe vers l’Asie montre des signes de reprise. Une tendance qui pourrait aggraver la situation. En affrétant deux navires de 1000 EVP de capacité chacun, la solution représente un surcoût dans les chaînes logistiques des clients. « Les clients n’auront pas à supporter le surcoût lié à cet affrètement », assure la directrice monde des activités maritimes de Geodis.

Le ferroviaire ne répond pas au problème

Parmi les alternatives, outre l’affrètement de navires, il existe une solution par le rail. Avec en moyenne un départ par jour du centre de la Chine, le ferroviaire, même s’il est plus cher, peut s’avérer intéressant. Une option qui ne résout pas la pénurie d’aujourd’hui. « Les capacités ferroviaires entre la Chine et l’Europe ne sont pas aussi importantes que par le maritime. De plus, le rail est saturé aujourd’hui », nous a souligné Florence Gautrais.

« Nous ne sommes pas une compagnie maritime »

Et si la situation devait durer encore un an, comme le prévoit Sea Intelligence ? « Notre vocation n’est pas de devenir une compagnie maritime ni à gérer une flotte de conteneurs. » Néanmoins, dans l’hypothèse d’une prolongation de cette pénurie, le groupe français ne s’interdit pas de réitérer cette expérience.