Dunkerque : la Cour des comptes relève des progrès mais pointe encore quelques failles dans la gestion du CSE du port
Dans un nouveau contrôle, la Cour des comptes estime que la gestion du comité social et économique du Grand port maritime de Dunkerque s’est améliorée depuis ses précédentes observations, notamment sur la gouvernance et la situation financière. Nous reprenons, ci-après, un article de Mer et Marine.
Le comité social et économique (CSE) du Grand port maritime de Dunkerque a fait l’objet d’un contrôle de suivi de la Cour des comptes, dans la continuité d’une première enquête menée en 2018-2019 sur son prédécesseur, le comité d’entreprise. Cette instance, parmi les plus anciennes des grands ports maritimes avec une origine remontant à 1999, a été transformée en CSE en 2020.
Une gouvernance insuffisamment structurée
Lors du premier contrôle, la Cour a relevé plusieurs fragilités dans l’organisation interne et la gestion du CSE sur la période 2013-2017, notamment une gouvernance insuffisamment structurée et des règles de fonctionnement jugées incomplètes. À la suite de ces observations, plusieurs évolutions ont été mises en œuvre, dont l’adoption d’un nouveau règlement intérieur en 2021, visant à clarifier les responsabilités des instances et à encadrer davantage la gestion financière.
Des améliorations réelles
Dans son suivi, la Cour constate des améliorations réelles dans la structuration du comité et une situation financière globalement solide, avec des réserves évaluées à près de 500.000 euros en 2024. Elle souligne toutefois que certaines recommandations restent en suspens, en particulier l’absence de budget prévisionnel formalisé ou encore le manque d’inventaire précis des actifs.
Des dépenses de 21 000€
Le rapport met également en lumière une décision jugée problématique : la prise en charge par le CSE des honoraires d’avocat liés à la défense de son ancien secrétaire dans le cadre d’une procédure pénale. Ces dépenses, d’environ 21 000 € engagées en 2020 et 2021, sont estimées contraires aux intérêts financiers du comité, la Cour des Comptes rappelant que les faits en cause avaient été reconnus. Elle recommande en conséquence d’en demander le remboursement. Au-delà de ce point, la Cour des comptes estime que la trajectoire globale reste positive, mais appelle à poursuivre les efforts de structuration et de rigueur dans la gestion, afin de consolider durablement le fonctionnement du comité.

