La Rochelle : une année 2025 en hausse de 4,7%
Le GPM de La Rochelle termine l’année 2025 sur une note positive avec une croissance de son trafic de 4,7% à 8,8 Mt.
En 2025, le GPM de La Rochelle a gagné 395 644 t. Un volume supplémentaire qui amène le trafic du port à tangenter la barre des 9 Mt. En effet, avec 8,77 Mt, le port charentais reprend des couleurs. Ainsi, il dépasse son niveau de 2023 sans pour autant revenir à son pic de 2022.
Un second semestre meilleur
Le score reste une performance dans le contexte économique. Pour mémoire, le GPM de La Rochelle réalise 39% de son trafic avec les céréales. Or, le premier semestre 2025 correspond à la seconde partie de la campagne céréalière de 2024. Celle-ci a enregistré une des plus mauvaises récoltes des quatre dernières décennies. Ainsi, après un premier semestre morose, le port a redressé la barre depuis l’été pour finir en beauté.
Les céréales en progression de 15%
Dans ce contexte difficile, la filière céréalière termine l’année sur une progression de 15% à 3,4 Mt. Les orges et le maïs tirent ce courant vers le haut. L’orge fourragère gagnent 56,6% à 1,07 Mt. Elle bénéficie de lots vers la Chine et le Moyen-Orient. Le maïs porte aussi cette croissance avec une augmentation de 114% à 539 150 t. « Les volumes de maïs ont également bien progressé en début d’année grâce aux capacités de séchage portuaire permettant de maîtriser le taux d’humidité sur les grains », souligne la direction du GPM. Enfin, le blé limite l‘augmentation. En effet, il perd 13% à 1,79 Mt.
L’alimentation animale profite de la diversification des importateurs
Cette filière est aussi composée de vracs agricoles. Ils enregistrent une hausse de 10,3% à 842 896 t. Les deux composantes de ce courant, les engrais et l’alimentation animale s’inscrivent dans une tendance de croissance. Du côté de l’alimentation animale, la progression tient, à « la diversification des importateurs, ce qui laisse envisager un doublement des volumes en 2026 », souligne la direction du port. Quant aux engrais, leur progression est plus modérée.
Les produits pétroliers atones
Parallèlement à la filière agricole, le GPM de La Rochelle réalise 34% de ses volumes sur les produits pétroliers. Composés de dérivés énergétiques et non énergétiques, les produits pétroliers pèsent 3,02 Mt. D’une année sur l’autre, ils demeurent stables avec une diminution de 0,04%. Une stabilité qui reflète un niveau de consommation atone tant pour les carburants fossiles que les biocarburants.
Le BTP en repli
Parmi les autres filières présentes dans le port, celle du BTP se montre à l’image du secteur en France et dans la région. Les produits de construction enregistrent un repli de 5,9 % à 834 689 t. La direction du port reste malgré tout optimiste. Elle souligne que si les sables diminuent, le clinker et les laitiers connaissent un regain d’intérêt.
Un nouveau trafic d’OSB
Les produits forestiers améliorent leur score. Les bois de placages, les grumes et la pâte à papier contribuent à la bonne tenue de la filière. Au total, ce courant gagne 2,6% à 483 306 t. Par ailleurs, un trafic d’OSB en provenance d’Écosse fait son apparition. Un trafic qui pourrait consolider la position de ces flux dans le port charentais.
Conteneurs : une hausse de 82,4%
Enfin, les marchandises diverses connaissent un répit en 2025. La fin du chantier éolien en mer d’Yeu-Noirmoutier tire les trafics de colis lourds vers le bas. Les derniers éléments pour ce champ ont transité sur le port en début d’année. Quant au trafic conteneurisé, il enregistre une amélioration de 82,4% à 3 594 EVP. En tonnage, ce trafic gagne 38,6% à 13 010 t. Ces boîtes acheminent principalement des produits forestiers et des colis lourds.
Un optimisme prudent pour 2026
Le bilan dressé, la direction regarde l’avenir. Elle se montre optimiste pour les mois à venir. « Optimiste mais prudente », corrige la direction. Les prévisions de trafic portuaire pour 2026 s’orientent vers une stabilité de l’activité. La campagne céréalière montre une bonne activité sur les premiers mois mais, la concurrence des autres pays producteurs, comme la Russie et l’Ukraine, peut perturber la seconde moitié. D’autres secteurs, comme les engrais, pourraient être pénalisés par l’entrée en vigueur du MACF (mécanisme d’ajustement du carbone aux frontières).

