Politique

Le Comité interministériel de la logistique : de la crise d’Ormuz à la digitalisation

Le 31 mars, un Comité interministériel de la logistique s’est tenu à Villepinte à l’invitation d’Anne-Marie Idrac, présidente de France Logistique. Un comité qui a traité de nombreux sujets depuis la crise au Moyen-Orient à la digitalisation en passant par la transition écologique.

Le jour de l’ouverture du Salon international du transport et de la logistique (SITL), Anne-Marie Idrac a invité les opérateurs logistiques à s’exprimer sur l’avenir de la logistique en France. Co-présidé par Philippe Tabarot, ministre des Transports, et Sébastien Martin, ministre chargé de l’Industrie, ce Comité interministériel de la logistique (Cilog) a permis de structurer un dialogue public-privé de haut niveau.

Une dimension européenne et une territoriale

En ouverture de ce Cilog, Anne-Marie Idrac a présenté les grands enjeux de transformation pour répondre aux besoins de l’économie. Elle en a souligné deux dimensions essentielles. La première concerne l’Europe avec une demande d’harmonisation réglementaire et fiscale à poursuivre. La seconde vise une mobilisation à amplifier des acteurs locaux. Les deux ministres ont réitéré leur soutien à la filière. Elle est vitale pour la souveraineté du pays. Ils ont décrit les priorités du gouvernement. Lors de sa conférence de presse du 25 mars, Marie-Christine Lombard, présidente du directoire de Geodis a rappelé que « la logistique est stratégique tant pour nos clients que le gouvernement. »

Le soutien du gouvernement au secteur

Le Cilog a traité de plusieurs sujets. Il a commencé par revenir sur les effets de la crise au Moyen-Orient sur les chaînes logistiques internationales. Une crise qui touche aussi les acteurs économiques français, à commencer par les transporteurs routiers. Le gouvernement a annoncé un lot de mesures d’aide. Par ailleurs, il continue son dialogue étroit avec les acteurs pour approfondir le dispositif de soutien.

L’électrification du transport routier

Autre thème abordé, la transition écologique et l’électrification du transport. Les deux représentants du gouvernement ont rappelé les dispositions prévues dans le projet de loi-cadre. Elle concerne le développement des transports. Un texte que le Sénat va examiner prochainement. D’ores et déjà, l’exécutif confirme l’avancée du chantier de soutien à l’électrification pour faciliter la transition. Ce comité a aussi été l’occasion de se pencher sur les enjeux locaux de planification territoriale. Ils passent par l’appropriation de la logistique par les élus locaux. Le ministre des Transports a salué le rapport « logistique urbaine durable » remis en février 2025 par Anne-Marie Jean et Anne-Marie Idrac. Philippe Tabarot souhaite concrétiser ses recommandations. Par ailleurs, il a souligné qu’il soutient une poursuite des programmes d’accompagnement au niveau local.

Renforcer la sécurité juridique des implantations

De plus, ce comité s’est penché sur la compétitivité et la performance économique du secteur. Le gouvernement indique être attentif aux besoins de la filière. Il avance sur les travaux réglementaires visant à renforcer la sécurité juridique des implantations économiques. Enfin, le Cilog a regarder avec attention le rôle central de l’innovation et de la digitalisation pour accroître les performances du secteur. « Je remercie le gouvernement qui maintient un dialogue étroit avec une filière essentielle à la résilience et la prospérité de la nation. La mobilisation collective est plus que jamais nécessaire pour aller plus loin et réussir sur trois plans : compétitivité, responsabilité, souveraineté », a conclu Anne-Marie Idrac.