L’eboat, un outil pour développer le cabotage sur le Plateau des Guyanes
En avril, le GPM de la Guyane a présenté un nouvel outil, l’eboat, pour développer le cabotage régional avec les pays du plateau des Guyanes.
Présenté lors de la Commission Mixte Transfrontalière France-Brésil, l’eboat s’impose comme un outil de pointe. Il vise à développer les opérations de cabotage régional. La présentation de cet outil a reçu un accueil favorable par les autorités politiques et économiques de la région.
La difficulté de rendez les besoins lisibles et réguliers
Le projet de l’eboat, développé par le GPM de la Guyane, vise à donner un nouveau dynamisme au cabotage régional. « Il s’agit d’un outil de pointe pour préfigurer le cabotage régional », souligne l’autorité portuaire de la Guyane. En effet, le développement des échanges sur le Plateau des Guyanes se heurte aujourd’hui moins à l’absence de besoins qu’à la difficulté de les rendre lisibles, réguliers et suffisamment organisés pour déclencher une offre maritime.
La construction d’une ligne virtuelle de cabotage
Pour permettre au Plateau des Guyanes de connaître un développement de ses échanges régionaux à hauteur de ses potentiels, le GPM de la Guyane développe un concept innovant de construction virtuelle de la ligne de cabotage : l’eboat. Il se présente comme le préfigurateur du service de cabotage, en vue d’établir un outil à la fois opérationnel et de communication visant à renforcer l’attractivité et la visibilité du projet.
Un corridor de 1 200 km
Tout est parti d’un constat. Ainsi, du nord du Brésil, jusqu’au Guyana, en passant par la Guyane et le Suriname, le littoral représente un corridor de 1 200 km. Or, si des gisements de flux économiques régionaux existent, ils restent encore trop dispersés. Une difficulté pour permettre à un transporteur maritime de structurer une offre régulière. Les difficultés logistiques et l’hétérogénéité des règlementations entre les pays ajoutent à cette complexité. Des éléments qui pèsent sur les délais, les coûts et la sécurité des échanges. Le besoin existe mais les conditions de marché doivent encore être objectivées et consolidées. C’est une condition sine qua non pour voir l’émergence d’une offre maritime régulière.
Un enjeu pour 13 millions de consommateurs
Conscient de ces difficultés, le GPM de la Guyane a décidé d’apporter une réponse sur mesure. En jeu, 13 millions de consommateurs et tout type d’entreprises. Il se veut une réponse pour des flux concrets, depuis les articles manufacturés jusqu’aux produits extractifs et équipements liés à la construction. Sans compter que le Plateau des Guyanes connaît des opportunités qu’il convient d’accompagner. En effet, il s’engage dans un contexte d’ouverture vers la Chine, de développement pétrolier et gazier, ou de dynamiques nouvelles d’investissements et d’infrastructures.
Mobiliser les acteurs économiques
Avec le concours de STRAT’EMH, le GPM-Guyane développe ainsi un préfigurateur de la ligne de cabotage. En lançant le projet de l’eboat, le GPM vise à mettre en place un outil efficient. L’action est maintenant de mobiliser, entre mai 2026 et mars 2027, les acteurs économiques et les compagnies maritimes. L’objectif est de préciser progressivement les conditions d’une future offre de service reliant les ports du plateau des Guyanes.

