Corridors et logistique

CMA CGM Notre Dame : le premier navire d’une série de dix unités

Le 2 juillet, le groupe CMA CGM a célébré, au Havre, le baptême du CMA CGM Notre Dame. Le premier navire d’une série de dix unités de 24 000 EVP propulsé au GNL.

Le dernier-né du groupe CMA CGM, le CMA CGM Notre Dame a été baptisé au Havre. Ce navire inaugure une nouvelle série de dix unités qui doivent entrer en flotte dans les prochaines années. Il cumule avec les superlatifs. En effet, il affiche une capacité de 24 000 EVP. Il s’étend sur 399 m avec une largeur de 61,3 m. Propulsé au GNL, il est immatriculé sous pavillon français.

Le navire affecté à la ligne FAL

Le navire entre désormais dans sa liaison entre l’Asie et l’Europe. Il est affecté au service FAL (French Asia Line). Cette ligne dessert Ningbo, Shanghai, Yantian, Singapour, Tanger Med, Southampton, Dunkerque, Gdansk et Le Havre. Ses dimensions en font le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français. « Ce navire fait notre fierté et j’espère qu’il sera également, partout où il naviguera, un motif de fierté pour notre pays », a souligné Rodolphe Saadé, président directeur général du groupe CMA CGM.

Une série de dix navires sous pavillon français

Avec le nom de ce monument parisien, incendié et reconstruit en un temps record, le nouveau navire du groupe CMA CGM inaugure une nouvelle série. Elle comportera dix unités Le p-dg du groupe l’a confirmé. « Il est le premier d’une série de dix porte-conteneurs qui entreront en flotte d’ici janvier 2028. Ils battront pavillon français. En faisant le choix de la France, nous faisons aussi celui de ses marins, de ses officiers et de l’excellence de son école maritime. »

Le plus grand porte-conteneurs propulsé au GNL

Outre ces symboles, le CMA CGM Notre Dame continue avec les records. En effet, sa propulsion au GNL le place au premier rang des porte-conteneurs qui ont fait ce choix de propulsion.  De par sa propulsion au gaz naturel liquéfié, il s’inscrit dans une trajectoire visant à accélérer la transition énergétique du transport maritime. Des atouts qui ne l’empêche pas de garantir un haut niveau de performance opérationnelle sur les principales lignes reliant l’Asie à l’Europe, assure l’armement marseillais.

Faire entrer la décarbonation dans le transport maritime

« Ce navire reflète les choix industriels que nous avons engagés ces dernières années pour faire entrer le transport maritime dans une nouvelle ère. La décarbonation, d’abord, avec une propulsion au gaz naturel liquéfié au service de notre ambition d’être neutre en carbone en 2050. L’intelligence artificielle, ensuite, dans laquelle je crois très fortement », continue Rodolphe Saadé. L’utilisation de l’IA vise à ajuster la navigation pour optimiser la consommation et améliorer les performances environnementales. Des choix qui devront aussi prendre en compte la fiabilité des services. Effectivement, selon le dernier rapport mensuel de Sea Intelligence, Ocean Alliance, à laquelle appartient l’armement et qui intègre les lignes FAL, affiche un taux de fiabilité de 66,5% sur les 12 derniers mois. Ces outils doivent permettre d’améliorer ce score.