Les ports français enregistrent un rebond de 3,1 % de leur trafic en 2025
Mer et Marine et Ports et Corridors publient, pour la troisième année consécutive, leur bilan des ports français. Il met en exergue la croissance des trafics de 3,1% à 328 Mt.
La troisième édition du bilan des ports français est disponible. Publiée conjointement par Ports et Corridors et Mer et Marine, ce dossier complet dresse un bilan complet des ports de l’Hexagone et de ceux d’outre-mer. Ce dossier est, pour la première fois, publiée exclusivement sous forme digitale.
314,3 Mt en 2025
Ce dossier se compose de quatre parties. Il commence par la présentation des résultats globaux des ports. Ainsi, les ports de l’Hexagone affichent une progression de 2,9% de leur volume à 314,3 Mt en 2025. Alors, après une année de stabilité, en effet en 2024 ils enregistraient une hausse de 0,5%, ils ont bénéficié de la reprise. La crainte des droits de douane américains a incité les opérateurs étatsuniens à constituer des stocks.
Un entretien avec Jean-Frédéric Laurent, délégué général de l’Union des Ports de France
Cette année, le dossier présente aussi l’analyse des ports français par le délégué général de l’Union des ports de France (UPF), Jean-Frédéric Laurent. Il revient sur la résilience des ports de France et d’outre-mer dans un marché perturbé par les événements. Il souligne le rôle des ports dans la mise en œuvre des politiques publiques. La deuxième partie se concentre sur les différents courants qui composent les trafics portuaires. Depuis le pétrole et le GNL jusqu’aux conteneurs, l’automobile et l’immobilier logistique, le document analyse les tendances observées en 2025. Il regarde aussi les tendances à venir dans le contexte géopolitique de la crise du Moyen-Orient.
Du GPM de la Martinique à Haropa Port
La troisième partie traite des trafics des ports d’outre-mer. Depuis le GPM de la Martinique à ceux de l’océan Pacifique, le dossier revient sur les trafics et les projets d’investissement. Il dresse un paysage complet de la situation. La dernière partie peint le tableau des ports de l’hexagone par façade maritime. Il démarre par la Manche et Haropa Port pour ensuite traiter des autres ports maritimes jusqu’en Corse.
La Normandie, première région du commerce international français
Avec une vision complète de la logistique portuaire française, ce dossier permet de constater que la Normandie demeure la première région portuaire française. Elle pèse 91,5 Mt. Elle dépasse de trois longueurs la région des Hauts de France qui totalise, en 2025, 88,7 Mt. Avec 6,1 Mt, la Bretagne confirme sa position dans le bas du tableau au même niveau que l’Occitanie. Les écarts sont encore plus criants en analysant les flux par façade. La Manche et la mer du Nord dominent largement les flux du commerce international. Elles pèsent plus de deux fois les trafics de la Méditerranée.
Une enveloppe de 734 M€
Pour conserver leur position face à leurs concurrents, les ports français continuent d’investir. En 2026, les ports de France et d’outre-mer prévoient 734 M€ d’investissements. Une somme qui est principalement destiné aux établissements de l’Hexagone qui totalisent 632 M€. L’outre-mer est plus modeste avec 102 M€. Ces budgets concernent uniquement les sommes des autorités portuaires, indépendamment des montants prévus par les opérateurs privés. Un montant qui reste stable d’une année sur l’autre.

