Les ports, acteurs de la décarbonation
Les ports doivent résoudre une équation complexe, indique la Cnuced. Ils doivent agir pour la décarbonation des flux tout en maintenant la fluidité.
Dans un contexte économique perturbé, les ports jouent un rôle essentiel. Dans un communiqué, la Cnuced rappelle qu’ils doivent devenir des acteurs de la décarbonation. Cependant, ils doivent aussi assurer la fluidité des flux. Ce défi devient d’autant plus pressant que les chaînes logistiques font face à un regain d’incertitudes.
Le besoin de renforcer la fourniture de carburants alternatifs
Les tensions touchant des points de passage maritime stratégiques, comme le détroit d’Ormuz, mettent en lumière les risques d’une dépendance aux combustibles fossiles. La volatilité des marchés de l’énergie et les perturbations des routes maritimes renforcent l’intérêt des carburants alternatifs et d’infrastructures portuaires plus résilientes.
Un partenariat entre la Cnuced et l’autorité portuaire de Singapour
Dans ce contexte, la Cnuced et l’Autorité maritime et portuaire de Singapour (MPA) ont lancé un nouveau partenariat pour accompagner la transition vers des systèmes de transport maritime plus durables, résilients et inclusifs. « Ce partenariat réunit l’excellence opérationnelle de Singapour et l’expertise mondiale en développement de la Cnuced, a déclaré Pedro Manuel Moreno, secrétaire général adjoint par intérim de la Cnuced. Il contribuera à accélérer une transition maritime non seulement plus verte et plus efficace, mais aussi plus résiliente et inclusive. »
Développer des solutions adaptées à un secteur maritime en mutation
Cette collaboration traduit une volonté commune de promouvoir des solutions concrètes et évolutives pour accompagner la transformation du transport maritime et des opérations portuaires. Le port de Singapour sert de plateforme pour tester et déployer des innovations dans des domaines tels que les carburants propres et les technologies numériques. La Cnuced y apporte sa portée mondiale, son expertise politique et son appui direct aux pays en développement.
Encourager l’adoption de carburants alternatifs
Cet accord incite les partenaires à l’adoption de carburants alternatifs et de solutions numériques dans les ports. Les efforts porteront sur des approches adaptables aux contextes nationaux. De plus, il est prévu un partage de connaissances. Il portera sur les finances durables, l’innovation numérique et le développement des compétences.
Soutenir les pays en développement et renforcer la résilience
Ce partenariat veut garantir une transition inclusive. De nombreux pays en développement, qui dépendent du commerce maritime, se heurtent souvent à des obstacles dans les domaines du financement, de la technologie et des compétences. L’initiative les accompagnera par des formations, des services de conseil et un renforcement institutionnel. Le partenariat vise à améliorer les performances portuaires. Il doit aussi renforcer la connectivité et accroître la préparation face aux perturbations. Pour les deux signatiares, cet objectif devient crucial dans un environnement commercial mondial plus instable.

