Port d’Anvers : un trafic en baisse sur les neuf premiers mois de 2020

Le port d’Anvers affiche un trafic en baisse de 4,4% à 171 Mt. Tous les courants de trafic enregistrent des diminutions.

La fête est finie. Après un début d’année 2020 tonitruant, le port d’Anvers est revenu sur des chiffres plus en phase avec l’économie européenne générale. Sur les neuf premiers mois de l’année, Anvers perd 4,4% de son trafic en comparaison à l’année dernière.

Une baisse de 0,2% sur les conteneurs

La baisse du trafic du port d’Anvers se décline sur tous les courants. ©Port of Antwerpen

Le trafic conteneurs totalise 8,8 MEVP. Un volume en diminution de 0,2%. Avec 103 Mt, le trafic conteneurisé en tonnage accuse pour sa part un repli de 1%. Selon l’autorité portuaire, Anvers « résiste particulièrement bien face à ses concurrents du range Hambourg-Le Havre ». Une affirmation difficile à vérifier, les autres ports n’ont pas encore diffusé leurs résultats à cette heure.

Des chiffres difficilement comparable

Au Havre, sur les six premiers mois de l’année, le trafic amorçait une reprise. Le déstockage des entrepôts a commencé au début de l’été. Les chiffres sur les neufs premiers mois devraient annoncer une diminution des baisses de trafic. Le même scénario s’est décliné dans les ports de Rotterdam et de Hambourg. Aux Pays-Bas, le premier port européen a perdu 7% sur les six premiers mois. En Allemagne, Hambourg a perdu 12,4% sur le premier semestre.

Retour de la croissance en septembre

L’autorité portuaire du port scaldien affiche de l’optimisme pour la fin de l’année. Les difficiles mois de mai et juin sont passés. « . En septembre, et pour la première fois depuis avril, le transbordement a de nouveau dépassé le million d’EVP », indique le port d’Anvers. Les annulations d’escale (blanks sailings) semblent se réduire avec la reprise de l’économie, notamment avec la Chine.

L’effet attendu du Brexit

Le directeur général du port d’Anvers, Jacques Vandermeiren, explique la situation par la crise sanitaire qui continue de sévir en Europe. Par ailleurs, il estime que le Brexit peut avoir des conséquences importantes pour les ports d’Europe du nord. : « L’impact de la paralysie de la supply chain mondiale due à la crise du coronavirus se fait toujours sentir. L’imminence du Brexit crée également une incertitude sur le marché. 2020 ne sera certainement pas une année record comme les 7 dernières années, mais grâce à notre résilience et au transbordement de conteneurs, nous pouvons limiter les dégâts. »

Breakbulk: baisse de l’acier

Le trafic conteneurisé semble repartir sur une tendance à la hausse. Elle ne se retrouve pas sur les trafics de conventionnels. Ils affichent une baisse de 20,3%. Le principal trafic de ce courant, l’acier, subi toujours les effets de la pandémie. Après des hausses en juin et juillet, le mois d’août montre les premiers signes de baisse. Une tendance liée à la crise qui touche l’industrie automobile. Ce trafic de voitures neuves a enregistré une baisse de 30% sur les voitures neuves. Le trafic de fruits et légumes a pour sa part été à la hausse. Des progressions qui n’ont pas compensé les diminutions des autres trafics.

Vracs: diminution dans le sec et le liquide

Enfin, les vracs s’inscrivent dans le même mouvement. Les vracs secs déclinent de 15,5%. Une baisse liée aux trafics d’engrais, qui représentent la principale part de ce courant. Le kaolin, entrant dans la production de produits papetiers, et la ferraille, sont pour leur part en augmentation. Du côté des liquides, les flux sont en baisse de 5,7%. Un chiffre qui aurait pu être encore plus fort. La baisse de la demande en produits pétroliers, due à la crise sanitaire, a marqué les neufs premiers mois. Un rayon de soleil semble se dessiner dans cette filière avec la reprise des dérivés de pétrole en sortie.

 

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