Hambourg: les conteneurs tirent la croissance en 2019

En 2019, le premier port allemand, Hambourg a enregistré une hausse de 1,1% de son trafic à 136,6 Mt. Une performance pour cette filière qui compense les pertes des autres courants.

Le port des bords de l’Elbe a enregistré en 2019 une progression de 1,1% de son trafic global à 136,6 Mt. « L’an passé à la même époque, j’ai rappelé que le port de Hambourg était sur l’offensive. Les résultats de 2019 prouvent nos efforts. Nous maintenons le port sur cette trajectoire. Nous continuons nos investissements dans les infrastructures et dans la digitalisation pour maintenir notre port dans sa course au succès », a déclaré Ingo Egloff, co-président du port. Un chiffre qui corrige les errements du port de l’Elbe en 2018 qui avait enregistré une baisse de 1%. Sur les trois dernières années, le trafic total du port de Hambourg a connu une progression de 0,1%. Au global, si l’année 2019 s’affiche comme une performance pour la direction générale du port, sur le moyen terme, cette année 2019 n’est que le rattrapage de 2018.
La majorité du trafic du port de l’Elbe est à mettre au crédit des conteneurs. Avec 93,9 Mt, le port a traité en 2019, 9,3 MEVP. La filière a enregistré une hausse de 6,1% l’an passé. Un trafic qui est porté en grande partie par les conteneurs pleins qui atteignent 8,1 MEVP quand les vides entrent pour 1,2 MEVP. Les importations gardent le haut du pavé avec un trafic de 4,7 MEVP. Le flux import a progressé de 4% en 2019. Quant aux exportations de conteneurs, ils s’élèvent à 4,5 MEVP, en hausse de 8,2%. Les importations représentent 51,1% du trafic. Un chiffre qui tend à se réduire en faveur des exportations. En 2018, les importations ont représenté 52,1%. Cette tendance à l’équilibre des trafics reste un élément positif pour le port allemand.

L’impact du Covid 19

En 2019, le principal partenaire économique du port des bords de l’Elbe a été la Chine. Ce sont 2,6 MEVP qui ont été négociés avec l’Empire du Milieu. Un partenaire économique qui a vu sa part de marché augmenté de 1,7% en 2019. « Aujourd’hui il est encore difficile de mesurer l’impact du coronavirus sur les échanges avec la Chine. Selon le temps que durera cette crise, il est probable que nous constatons une baisse des échanges. Avec un décalage dans le temps, cette crise peut avoir des effets sur le trafic du port. Nous ne pouvons qu’attendre les résultats trimestriels pour constater notre position », a souligné Axel Mattern, co-président du port. Des chiffres avec la Chine qui pourraient aussi se répercuter sur les trafics ferroviaires avec la Chine. Avec environ 200 services par semaine entre l’Europe et la Chine et les liaisons maritimes, Hambourg s’inscrit en première place des centres logistiques ferroviaires avec la Chine. Une position qui est aussi en ligne de mire dans le cadre des conséquences du coronavirus.

Une perte de 8,2% ur les vracs solides

La direction générale du port de Hambourg se cache derrière le trafic conteneurisé. Tant en tonnage qu’en nombre d’EVP, cette filière a gagner des parts de marché en 2019. Une filière qui ne doit pas cacher la situation des autres catégories de trafic. Avec 12,7 Mt, les trafics de vracs liquides ont perdu 5,2%. Une diminution qui s’inscrit, comme dans les autres ports européens, dans la transition énergétique. Ce courant affiche une baisse régulière depuis 2017. Sur les trois dernières années, les vracs liquides ont perdu 7,3% perdant un million de tonnes.
Du côté des vracs solides, la situation n’est guère plus réjouissante. Le port de l’Elbe a perdu 8,2% à 22,5 Mt en 2019. Un courant qui fluctue au cours de ces trois années. En 2018, le port de Hambourg a enregistré une hausse de 4,3% pour perdre plus de 8% et retrouver des niveaux, en 2019, inférieurs à ceux de 2017. Enfin, les vracs agricoles ont souffert dans des proportions identiques aux précédents. Depuis 2017, ces flux ne cessent de perdre du volume. Avec 6,2 Mt réalisées en 2019, les vracs agricoles ont perdu en 17,3% sur les trois dernières années.

 


La répartition modale conteneurisée penche en faveur du ferroviaire
Entre port de transbordement et port intérieur, Hambourg reste principalement un port d’hinterland. Les trafics conteneurisés pour l’hinterland se sont élevés à 5,8 MEVP. Les transbordements entrent pour leur part à hauteur de 3,4 MEVP. Les trafics pour les marchés intérieurs se sont traités principalement par voie ferroviaire. Le rail pèse 46,3% du modal split. Le routier pèse 41,4% et le fluvial est entré pour 9,2%.
« Avec ce nouveau record de trafic ferroviaire, le port de Hambourg s’inscrit comme le premier port ferroviaire d’Europe. En transférant plus de 50% de son fret conteneurisé par voie fluviale et ferroviaire, nous participons à notre mesure à réduire la pression sur le transport routier », a indiqué Ingo Egloff, co-président du port.

 

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