Jean Plateau, directeur du port de Gennevilliers : ” un port essentiel à l’économie francilienne”

Le port de Gennevilliers, première plate-forme de la région francilienne, a dû faire face à la crise sanitaire pour maintenir l’activité logistique.

Le port de Gennevilliers se positionne à la première place des plates-formes multimodales d’Île de France devant Bonneuil sur Marne, Limay et les ports le long de la Seine, de la Marne et de l’Oise. Ce port des Hauts de Seine regroupe de nombreuses activités organisées aujourd’hui en secteurs : la messagerie et la logistique soutenue par la présence du terminal à conteneurs, l’activité liée au BTP et l’énergie.

Un port quadri modal

« Le port de Gennevilliers a la particularité d’être quadri-modal. Il est embranché à la route, au ferroviaire, au fluvial, à l’oléoduc ainsi qu’au maritime. Nous recevons de temps à autre des navires de type fluvio-maritime qui arrivent directement d’autres ports européens », indique Jean Plateau, directeur du port de Gennevilliers.

Une activité maintenue

L’activité débordante du port a dû faire face à la crise sanitaire de la Covid 19. « Le port ne s’est jamais arrêté malgré les deux confinements de cette année, nous a confié Jean Plateau. Une des raisons de la pérennité de cette activité tient à son importance pour l’économie francilienne. Nous avons dû livrer les hôpitaux en matériel. De plus, pour livrer les magasins en denrées alimentaires et essentielles, notre activité s’est maintenue. Tout cela sans oublier les produits énergétiques. »

Des travaux sur l’entrée de Paris Terminal

Le maintien de cette activité a été possible par une organisation fine au terminal à conteneurs. « Nous avons entrepris des travaux pour une plus grande fluidité de ce terminal », continue Jean Plateau. « Nous avons frôlé la saturation sur le terminal ». L’attente des poids lourds pour entrer sur le terminal a entraîné des files d’attente débordant sur les routes du port. Dans ce contexte, Haropa Ports de Paris investit lourdement. Une enveloppe de 2M€ est engagée. Le directeur général de la plate-forme explique que les premiers ouvrages concernent les entrées dans le terminal. Après ces travaux, les chauffeurs routiers économiseront un temps important en simplifiant les procédures administratives. Dès lors que les procédures auront été remplies au préalable, il suffira de scanner un QR code pour entrer sur le terminal. « Nous avons dû réorganiser la circulation sur le terminal. Au final, cela permettra une meilleure fluidité de Paris Terminal », affirme Jean Plateau.

Extension de l’aire de stockage

De plus, l’entrée importante de boîtes à Gennevilliers a amené le port à investir sur les aires de stockage. « Nous disposons de deux quais. L’un directement en Seine qui est utilisé pour les importations. Il est équipé d’un portique. L’autre quai, situé dans la darse principale, est principalement utilisé pour les expéditions. Sur le quai situé en Seine, nous avons réalisé une première extension en 2010 sur le terrain de l’ancienne centrale d’EDF. Pour répondre à la demande qui augmente nous entreprenons la viabilisation de 2 hectares supplémentaires. »

2020 légèrement en dessous de 2019

L’année 2020 se termine avec ses particularités. « Nous avons connu deux confinements dont le premier a suspendu l’activité du BTP. Si les chiffres annuels ne sont pas encore consolidés, nous pensons que l’année 2020 sera légèrement en dessous de 2019 », indique Jean Plateau. Des chiffres qu’il faudra relativiser. En effet, au cours de l’année passée, Haropa Ports de Paris a connu un trafic record le plaçant à la seconde place des ports fluviaux européens, derrière Duisbourg et devant Liège.

Les signaux sont au vert

Après cette année délicate avec les deux confinements, le directeur du port de Gennevilliers constate que les signaux sont au vert dans de nombreuses filières. En effet, l’activité logistique devrait maintenir son niveau d’activité, estime le directeur du port alte-séquanien. Ensuite, second secteur important du port, le BTP connaît ces derniers mois une croissance avec les travaux du Grand Paris et aussi les projets pour les Jeux Olympiques de 2024.

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