Port autonome d’Abidjan : le pose de la première pierre des travaux de superstructures du deuxième terminal à conteneurs

Le 5 octobre, le président de la République de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, le premier ministre, plusieurs membres du gouvernement et le directeur général du Port autonome d’Abidjan, ont procédé à la pose de la première pierre des travaux de superstructure du deuxième terminal à conteneurs du port.

Pas de doutes, ce futur terminal à conteneurs a vu les élites ivoiriennes s’arrêter sur son berceau. Le 5 octobre, lors de la cérémonie de la pose de la première pierre, le président de la République, Alassane Ouattara, et son premier ministre, Hamed Bakayoko, sont venus assister à l’évènement.

Un investissement de 262 Md FCFA

Ces travaux d’un coût de 262 Md FCFA, soit 400 M€, pour une durée de 18 mois, s’inscrit dans le cadre des projets de modernisation du Port autonome d’Abidjan. Ils sont réalisés par le consortium mené par le groupe Bolloré et APM Terminals en charge de la gestion de ce futur outil.  À terme, ce second terminal à conteneurs permettra l’accueil et le traitement des navires de 14 000 EVP avec un tirant d’eau de 16 m. Aujourd’hui le port peut recevoir des navires de 11,5 m de d’une capacité de 3500 conteneurs.

Un terminal ultra moderne

« Dans 18 mois il y aura ici un terminal ultra-moderne, performant, innovant et ce terminal sera aussi responsable tant sur le plan social qu’environnemental », a indiqué Philippe Labonne, directeur général adjoint de Bolloré Transports et Logistics. Un outil qui s’appellera Côte d’Ivoire Terminal.

Au cours des mois à venir, le gestionnaire du terminal va entreprendre des travaux de revêtement, d’aménagement de terre-pleins et d’infrastructures, puis de raccordement au réseau ferroviaire d’Abidjan. Viendront ensuite la construction des bâtiments, et l’acquisition du matériel de pointe. S’étendant sur 37.5 hectares, ce nouveau hub sera doté d’un quai de 1,1 km disposant de trois postes à quai.

Côte d’Ivoire Terminal

Philippe Labonne, vice-président du groupe Bolloré ambitionne de faire du port d’Abidjan un hub régional. © PAA

« Côte d’Ivoire Terminal disposera d’équipements de dernière génération. Dès la première année de mise en service, le terminal sera équipé de six portiques de quai, 13 portiques de parc et 36 tracteurs tous 100% électriques. Il ce sera le premier terminal proche du zéro émission carbone en Afrique » a continué Philippe Labonne lors de son discours pendant l’évènement.

Une infrastructure aux standards internationaux

L’entrée en service de ce terminal pourrait donner une nouvelle dimension dans la bataille portuaire qui se jouent entre les différents ports d’Afrique de l’ouest. « Notre stratégie consiste à promouvoir la place de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique dans le commerce international. Nous souhaitons favoriser les échanges intra-africains, participer à la création des écosystèmes logistiques performants, et soutenir le développement des industries de transformation locales. Cette stratégie s’ancre dans votre projet ambitieux qui vise à doter la Côte d’Ivoire d’une infrastructure portuaire aux meilleurs standards internationaux. »

Faire d’Abidjan un hub en Afrique de l’ouest

L’ambition partagée entre l’autorité portuaire et l’opérateur du terminal est de faire de ce port, le hub régional conteneur. « Nous travaillons pour un port encore plus efficace et plus compétitif. Un port qui contribuera à réduire les coûts de manutention des marchandises, stimulera la croissance économique et augmentera le pouvoir d’achat », a indiqué Philippe Labonne. Une vocation que le président adjoint affirme qu’elle sera soutenue par l’armement Mærsk, filiale comme APM Terminals du groupe éponyme.

Devenir un complexe industrialo-portuaire

Le directeur général du Port Autonome d’Abidjan a annoncé que ce sont plus de 1000 Md FCFA investis par l’État ivoirien sur les neuf dernières années. Il a par ailleurs indiqué son rêve de voir le port d’Abidjan devenir un véritable complexe industrialo-portuaire avec des zones franches développées sur ses réserves foncières de 3500 hectares, situées à l’Ile Boulay et à l’ouest du canal de Vridi.

Relier le terminal aux réseaux terrestres

Le directeur général du Port autonome d’Abidjan, Hien Hsié, a rappelé que le port a investi 1000 Md FCFA sur la dernière décennie. ©PAA

Désormais, le Port autonome d’Abidjan doit entrer dans une nouvelle phase d’investissements. Il s’agit notamment du projet de contournement de la ville d’Abidjan incluant un ouvrage important de franchissement du canal de Vridi, et permettant de rallier Petit Bassam à l’autoroute du nord en passant par Jacqueville. Une idée appuyée par le président adjoint du groupe Bolloré. Le port est un « moteur de l’économie et le nouveau terminal à conteneurs sera un accélérateur de croissance ».

Pour que ce terminal remplisse toutes les attentes, il faut une mobilisation des efforts de toute la communauté portuaire et des autorités pour résorber la congestion urbaine. Il faudra affronter les défis logistiques que représentent l’accès à la zone portuaire et améliorer la fluidité administrative. Le président adjoint a appelé à « procéder ensemble à la mise en place de transitions intermodales efficientes entre le port et la ville, la mer et la route, la mer et le rail ».

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