Port de Banana : deux semaines pour se mettre d’accord entre les investisseurs congolais

Le projet de port en eau profonde dans la commune de Banana en RDC est revenu devant le conseil des ministres du 11 septembre. Les deux parties du contrat de concession de ce projet disposent de deux semaines pour résoudre les éventuels points d’achoppement.

Le port en eau profonde de Banana risque de devenir le « serpent de mer » de la République Démocratique du Congo. La prolongation du contrat de concession de 18 mois à compter de mars 2020 devait permettre de résoudre les problèmes entre les parties.

Le 11 septembre, le Conseil des ministres de la République Démocratique du Congo a demandé aux sociétés impliquées dans ce projet de régler les dissensions dans les deux semaines. Un document relevant les points de convergence devra être présenté et adopté par les ministres. Ces différents points seront à ajouter dans les contrats d’avenant de ce projet.

Des points de divergences à régler

En effet, lors du conseil des ministres, « le Président de la République (Félix Antoine Tshisekedi ) a relevé des divergences profondes au niveau de la partie congolaise non seulement sur la stratégie de négociation et d’implémentation de ce projet vis-à-vis du partenaire privé, mais également sur le modus operandi pour y arriver. » Ces divergences porteraient sur les projets d’avenant de la Convention de collaboration portant délégation de service public et les avenants au pacte d’actionnaire de la société concessionnaire du port. Le conseil des ministres a aussi souligné  que des points de convergence ont été acceptés par les deux parties.

Le lancement des travaux

Une fois le document adopté par le conseil des Ministres, « le Président de la République signera les ordonnances nommant les mandataires congolais dans la société concessionnaire avant le lancement des travaux de construction du Port en eaux profondes de Banana. » Le projet de port en eau profonde de Banana est inscrit en haut des priorités du chef de l’État. Il doit offrir au pays une ouverture sur la mer avec la capacité de recevoir des navires de plus grande capacité.

Le projet se situe sur la pointe de Banana, à l’embouchure du fleuve Congo. La phase 1 de ce projet prévoit de construire un quai de 600 m2 et de 25 hectares d’espace de stockage pour un coût de 350 M$. Au total ce projet comprend quatre phases avec au final un investissement de 1Md$. La concession de ce port a été attribuée au groupe DP World. Le groupe de Dubaï doit constituer une co-entreprise avec des intérêts congolais. C’est au sein des différents intervenants congolais que des divergences demeurent.

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