Fin de voyage pour le train Connecting Europe Express

Le 7 octobre, le train Connecting Europe Express a bouclé son voyage en Europe. Institué pour promouvoir les solutions ferroviaires, ce voyage ferroviaire clos l’année ferroviaire européenne. Pour le réseau Action Climat, le bilan reste mitigé.

Fin du voyage à Paris en ce 7 octobre. Le train Connecting Europe Express a fini de silloner l’Europe. Il a parcouru 26 pays, réalisé 120 arrêts et voyager sur trois différents écartements ferroviaires. Connecting Europe Express a été créé pour promouvoir le ferroviaire en Europe, dans le cadre de l’année européenne du rail.

20 000 km de parcourus

À son arrivée à Paris, l’initiateur de ce voyage ferroviaire européen, le CER, Community of European Railway and infrastructure Companies, a dressé un bilan des 20 000 km parcourus. En premier lieu, ce voyage a été une démonstration que le ferroviaire demeure un mode moderne. Son adaptabilité aux différents ferroviaires européens et ses écartements de rail variés, n’empêche pas de franchir les frontières. Le premier bilan de ce voyage montre qu’il existe un véritable besoin d’interopérabilité enrte les réseaux ferroviaires européens.

Mieux gérer les infrastructures

Le deuxième point de ce bilan montre que « les infrastructures actuelles doivent être mieux gérées et ses capacités améliorées », indique un communiqué du CER. Ces améliorations peuvent venir par la digitalisation. Ainsi, en déployant un système de gestion européen du trafic ferroviaire, la capacité, la sécurité, la sûreté, la fiabilité et la ponctualité de ce mode sera renforcé.

Une coordination pan-européenne

Le troisième point met en lumière le besoin de disposer d’une coordination pan-européenne. La mise en place d’un espace commun ferroviaire en Europe devient nécessaire. Et le CER de citer l’exemple des cheminots. Ils doivent pouvoir accompagner les trains au-delà des frontières, « tout comme les transporteurs routiers le font sur la route ». Pour tendre vers ces conditions, le CER appelle à l’adoption du « 4è paquet ferroviaire pour éliminer les derniers obstacles mis en place par les États et créer un marché ferroviaire compétitif et ouvert ».

Le manque de mesures concrètes

Le Réseau Action Climat France ne partage pas cette analyse optimiste. Dans un communiqué, il regrette que « cette année ferroviaire n’ait pas permis l’adoption et la mise en œuvre de mesures concrètes et structurantes permettant d’accélérer la relance du train en Europe. D’autant plus que la Commission européenne a présenté au début de l’été son Paquet climat européen qui doit permettre de réduire de -55% les émissions de GES d’ici 2030. »

Le manque d’investissement dans du matériel roulant adapté

De plus, il souligne le manque d’investissement dans du matériel roulant qui sera plus facilement adapté aux différents réseaux ferroviaires européens. « Si notre coalition reconnaît le fait que le plan de relance européen a permis de financer des investissements des États membres en faveur du train, une réponse européenne de long terme demeure nécessaire afin de résorber les déficits d’infrastructures et de moderniser le réseau existant », continue Action Climat France.

Prolonger l’année ferroviaire en 2022

L’année ferroviaire n’a pas amené suffisamment de réformes pour ce mode de transport que chacun reconnaît s’inscrire dans la transition écologique. De ce fait, le Réseau Action Climat France demande que cette année ferroviaire soit étendue en 2022 « afin de faire de la relance du train en Europe une réalité. Le Gouvernement français aura un rôle central à jouer puisque la France prendra le 1er janvier 2022 la présidence tournante de l’Union européenne.”