Le GPM Bordeaux veut renouer avec la logistique fluviale

Partie le 3 mai de Damazan, la péniche Tourmente est arrivée aux Bassins à Flots de Bordeaux le 6 mai. Trois jours d’un transport qui veut faire renouer la Garonne et le GPM de Bordeaux avec la logistique fluviale.

C’est dans le cadre d’un programme de grande envergure entre les acteurs régionaux du sud-ouest que le premier voyage test de l’automoteur Tourmente a été réalisé. Le bateau a quitté le port de Damazan le 3 mai pour arriver sur les quais des Bassins à Flots de Bordeaux le 6 mai.

Des acteurs publics et privés

La logistique fluviale est au cœur de l’opération « Garonne fertile ». Le projet a été porté par de nombreux acteurs au nombre desquels le GPM de Bordeaux, VNF, Casa Gaia (Bordeaux),  Agir pour le Fluvial, L’Equipage (Toulouse), Hydrogène Vallée (Marmande), Manger Bio Sud Ouest (Damazan), Communautés des communes du Confluent et des Coteaux de Prayssas (Damazan), Vivre le Canal.

La relance du fluvial

Ce projet est l’aboutissement d’une volonté partagée par tous les acteurs : relancer le transport fluvial, pour une logistique efficace et respectueuse de l’environnement. Il a été porté par un collectif d’acteurs privés, publics et associatifs engagés qui se jettent à l’eau, désireux de tester et non d’attendre la transition économique, énergétique et alimentaire.

Langon et Bordeaux au déchargement

Le bateau Tourmente est parti de Damazan. Il a ensuite chargé dans les communes de Meilhan s/ Garonne, Castets-et-Castillon. Il a procédé au déchargement de ses marchandises à Langon et dans les Bassins à flot avant de finir son périple au Ponton d’Honneur. Au final, ce sont une cinquantaine de chargeurs qui ont participé au voyage.

Acheminer durablement des produits locaux

Le projet de « Garonne fertile » veut apporter une solution pragmatique au changement climatique. Il s’agit d’acheminer par un mode de transport durable des marchandises produites localement. Ainsi, sur le bateau ont été chargés des marchandises comme de la bière, du miel, du savon, des légumineuses, de la stevia, de la farine de blé, du vinaigre, du jus de pomme et d’autres produits agroalimentaires.

Livraison finale par vélo-cargo

Chargées sur des palettes, les marchandises sont ensuite livrées dans différents points de vente de l’agglomération de Bordeaux par des vélos électriques cargos. « Ce déchargement de palettes au quai 209 du GPM de Bordeaux a été le temps fort de ce voyage », indique le GPM.

Le fleuve, un atout majeur pour le GPM de Bordeaux

Plus qu’une opération de communication et de marketing, cette nouvelle alternative à l’acheminement des produits au cœur de la ville pourra-t-il tenir sur le long terme? « Le fleuve constitue un atout majeur pour le territoire et le transport de fret comme de passagers, il fait partie des axes de développement stratégiques du Grand Port Maritime de Bordeaux, dont il accompagne la transition énergétique », indique l’autorité portuaire de Bordeaux.

Le fluvial déjà opérationnel sur la Garonne

Avec cette opération, le Grand Port Maritime de Bordeaux et ses partenaires renouent avec le transport fluvial provenant de l’amont du Pont de pierre, et apportent la preuve de la pertinence de mode d’acheminement doux en cœur de ville. Le GPM de Bordeaux s’est déjà essayé au transport fluvial en transportant des éléments de l’Airbus de Pauillac à Langon avec une barge spécialisée. Des éléments de l’Airbus aux lentilles corail, le potentiel de développement du fluvial a Bordeaux est sans limites.