Hoegh Autoliners construit un PCTC propre

Hoegh Autoliners et les chantiers de Xiamen, en Chine, ont signé un mémorandum pour la construction des futurs navires rouliers du groupe à zéro émissions.

Le monde de l’automobile évolue vers la production de véhicules plus propres. Les armateurs suivent le même chemin. Ainsi, Hoegh Autoliners a annoncé la signature d’un mémorandum d’intention pour la construction de navires d’une capacité de 9100 équivalents voitures à zéro émission. « La construction des navires de la classe Aurora est un pas de plus dans notre implication dans l’écologie », indique un communiqué de l’armement norvégien.

Le plus grand PCTC du monde

La construction prochaine du navire Aurora en fera le plus grand navire PCTC (Pure Car and Truck Carrier) avec une capacité d’emport de 9100 équivalents voitures. « Ce navire sera le plus grand du monde », affirme le groupe.

Un navire vert

Outre sa capacité, ce navire se veut aussi le « plus vert » de sa catégorie. Il est prévu d’être réceptionné en 2023 par le groupe. L’armement norvégien s’est engagé dans une politique de réduction des émissions depuis 2008. Depuis cette date, l’armement a réduit de 37% ses émissions. Le navire est adapté pour les nouveaux véhicules. Le renforcement des ponts et le système de rampes intérieures facilite le chargement.

Propulsion hybride

De plus, le navire sera propulsé par un moteur hybride. Il pourra fonctionner avec du fioul conventionnel ou des biofioul. Il peut passer sans trop de modifications à une motorisation à l’ammoniaque. « En optant pour le moteur Man B&W, Hoegh Autoliner pourra opérer à partir de différentes soutes. Après les modifications sur le moteur, les réservoirs et les systèmes auxiliaires, le moteur sera apte à fonctionner sur tous types de propulsion », a souligné Kjeld Aabo, directeur des nouvelles technologies de Man.

Premier voyage sans émissions

En entreprenant la construction de ce navire, Hoegh confirme son implication dans la transition écologique. Déjà, en mars, l’armement a réalisé le premier voyage entre l’Europe et l’Afrique du sud. Une liaison réalisée avec du fioul bio. Une soute qui a permis de réduire de 90% les émissions de Co2 et sans aucune émission d’oxyde de soufre.