L’actualité en bref du 6 octobre

Yildirim pourrait se défaire de ses parts dans le groupe CMA CGM

Selon le Lloyd’s list, le groupe Yildirim pourrait se défaire de ses actions dans le groupe CMA CGM. Le groupe turc dispose de 24% dans l’armement français. Il a acquis ces participations quand CMA CGM a dû ouvrir son capital pour financer une partie des dettes au milieu des années 2010. Lors de cette acquisition, Yildirim a aussi acquis le terminal maltais de Marsaxxlokk.

La structure du groupe turc montre son appétence pour le monde portuaire mais assez peu pour les lignes conteneurisées. En effet, les parts qu’il détient dans CMA CGM sont les seules activités liées à l’armement conteneurisé.

De plus, en se défaisant aujourd’hui de ces actions, alors que le monde de la conteneurisation enregistre des bénéfices records, il profite d’une aubaine de marché pour percevoir des liquidités. La question en suspens reste de savoir si ces actions seront reprises par les principaux actionnaires du groupe, à savoir la famille Saadé, ou des investisseurs d’autres horizons.

SeinePort Union : quatre axes pour la rentrée 2021

Christian BOULOCHER, Président à la tête de SeinePort Union depuis 2020, annonce sa feuille de route pour répondre aux besoins communs des Entreprises adhérentes des quatre communautés portuaires de l’Axe Seine, Le Havre, Rouen, Gennevilliers et Paris. Ces actions se déclineront autour de quatre axes :

  • La fluidité pour identifier les leviers pour dynamiser le passage portuaire.
  • La domanialité et la fiscalité en développant le domaine pour en faire un outil de compétitivité
  • L’attractivité et la communication pour faire connaître les forces, les actions et les savoir-faire auprès du public le plus large possible.
  • La formation visant à capter de nouveaux talents et d’adapter les formations aux besoins de demain.

Le port de Santos bientôt privatisé

Le ministère brésilien des infrastructures a indiqué avancer dans son projet de privatisation du port de Santos. Il prévoit de présenter dans le courant du mois d’octobre les premières négociations publiques. Cette privatisation passera par un partenariat public/privé entre le gouvernement et l’opérateur choisi. L’investissement attendu dans le port devrait s’élever à 16 Md Real (2,5 Md€) pour faire de Santos le principal port de l’hémisphère sud. Les travaux prévus visent notamment à approfondir le chenal d’accès au port.

La logistique fluviale urbaine s’étend à Lyon

Après Paris et Bordeaux, c’est au tour de la métropole lyonnaise de voir le développement d’un service de logistique fluviale urbaine. Après le lancement d’un appel à projets, la ville de Lyon, la Métropole et la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) ont retenu la société Urban Logistic Solutions (ULS) pour réaliser du transport de proximité.

La société ULS assurera le transport par voie fluviale depuis le port Edouard Herriot jusqu’au quai situé au pont Morand. Les marchandises, destinées principalement aux magasins alimentaires et aux restaurants, seront ensuite transbordées sur des vélos cargos pour rejoindre leur destination finale. Le fret retour sera composé des déchets valorisables de ces commerces.

Dans un premier temps, ULS affrétera une unité fluviale avec une capacité de 40 t. Elle réalisera une rotation quotidienne pendant six jours. Du côté terrestre, une dizaine de vélos seront mobilisés. Dans un futur plus ou moins proche, l’unité fluviale affrétée sera plus grande avec une capacité d’emport de 122 t réalisant deux rotations par jour. Avec cette cadence, ULS estime pouvoir traiter 50 000 t par an de trafic. Cette solution combinant fret fluvial et vélo à assistance électrique a déjà été utilisée en région parisienne par le groupe Franprix. Une logistique qui a rapidement vu ses limites pour finalement s’arrêter.