L’UMPF alerte le conseil d’État sur l’ordonnance créant Haropa

Le conseil d’État doit rendre un avis, dans les prochains jours, sur l’ordonnance créant l’ensemble portuaire Haropa. L’Union maritime et portuaire de France s’inquiète d’avoir été écarté de la gouvernance dans le projet d’ordonnance.

L’Union maritime et portuaire de France ne désarme pas. Alors que le conseil d’État doit donner son avis sur l’ordonnance visant à la création de Haropa, l’organisation représentant les investisseurs dans les ports s’inquiète de ne pas avoir été intégré à la gouvernance de cet établissement.

Un appel à la raison

Dans un courrier du 24 mars, le président de l’UMPF, Michel Segain, appelle à la raison la juridiction administrative. « Nous représentons le savoir-faire de quelque 2 000 sociétés et de près de 180 000 professionnels issus du secteur privé qui œuvrent quotidiennement au développement de leurs activités, de leurs compétences, de l’emploi, au service des intérêts de toutes les forces de notre nation”, indique le courrier de l’UMPF.

Structurer la gouvernance portuaire de demain

Et la fédération des investisseurs dans les ports regrette de ne pas avoir été approchée. “Malgré cette représentativité, ce poids économique conséquent, notre Fédération n’a jamais été approchée de près ou de loin pour participer à la création de l’établissement public de l’Axe Seine et qui doit être ratifiée par le Conseil d’État prochainement. Cette création revêt un rôle majeur dans la structuration de la gouvernance portuaire de demain, qui supplantera la stratégie nationale portuaire pour laquelle nous avons été entendus et qui n’a toujours pas été publiée », indique le courrier de l’UMPF.

Une relecture du texte

Dans ces conditions, l’organisation professionnelle demande qu’une « relecture du texte soit faite et que la voix des entreprises privées soit enfin entendue. Il n’est pas acceptable que ce texte soit passé en catimini sans que tous les partenaires soient présents. » La création de ce nouvel établissement portuaire pourrait servir de laboratoire pour imaginer la gouvernance portuaire de demain. En n’étant pas directement impliqué dans le processus de décision de ce port, l’UMPF craint que cela empêche toute participation active du secteur privé dans la gouvernance portuaire.

Décision début mai

De son côté Haropa ne commente pas le courrier. Le texte de l’ordonnance a suivi la procédure légale et les instances prévues par les textes rappelle la direction du futur établissement fusionné. La décision du conseil d’État devrait être rendue publique début mai lors de l’examen du texte par le conseil des Ministres.